Administration publique : la chasse aux recrutements anarchiques est ouverte

Lauraine

Face aux dysfonctionnements de la Fonction publique, l’exécutif impose des plans de recrutement formalisés pour encadrer les effectifs et assainir durablement l’administration.

Le chef de l’État a exigé l’élaboration de plans de recrutement formalisés dans l’ensemble des administrations.

Cette décision vise à mettre fin aux dérives observées : agents sans affectation, carrières sans rémunération régulière, gestion opaque des effectifs. Une réforme de fond, destinée à restaurer l’ordre, la justice et la crédibilité de l’administration gabonaise.

Un chantier sensible, mais incontournable.

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a examiné la situation de la Fonction publique, marquée par de profondes irrégularités dans la gestion des ressources humaines de l’État. Face à ce constat, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a instruit l’ensemble des administrations de se doter de plans de recrutement formalisés, appelés à encadrer strictement les besoins réels en personnel.

Selon les éléments présentés en Conseil, plusieurs dysfonctionnements persistent au sein de l’administration gabonaise, notamment l’existence d’agents sans poste clairement défini, des carrières bloquées ou encore des situations de prise en charge salariale irrégulière. Ces anomalies, héritées de pratiques anciennes, pèsent à la fois sur les finances publiques et sur la performance de l’action administrative.

L’exigence de plans de recrutement vise ainsi à instaurer une meilleure visibilité des effectifs, à rationaliser les embauches et à aligner les besoins en personnel sur les missions réelles des administrations. Chaque recrutement devra désormais répondre à une planification précise, validée par les autorités compétentes, afin d’éviter toute dérive.

Cette réforme s’inscrit dans une démarche plus large d’assainissement de la gestion publique, portée par l’exécutif depuis plusieurs mois. Elle répond également à une préoccupation d’équité, dans un contexte où de nombreux agents réclament une clarification de leur situation administrative et professionnelle.

Si le chantier s’annonce délicat, en raison des attentes sociales et des contraintes budgétaires, le gouvernement affirme sa volonté d’avancer avec méthode et transparence. En posant les bases d’une gestion plus rigoureuse des ressources humaines, l’exécutif entend renforcer la crédibilité de l’État et restaurer la confiance au sein de l’administration

Reve NGOULALY

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