Le gouvernement gabonais engage une réforme ciblée des procédures foncières afin d’accélérer la délivrance des titres pour les projets d’intérêt national, tout en préservant la sécurité juridique des opérations. Une décision stratégique destinée à lever l’un des principaux freins structurels à l’investissement.

Longtemps pointé comme l’un des maillons faibles de l’environnement économique gabonais, le foncier s’apprête à connaître une inflexion significative. Les autorités ont décidé d’introduire un allègement exceptionnel des procédures de publicité foncière applicables aux opérations reconnues d’intérêt national, dans le but de fluidifier un système souvent jugé lent et complexe.
Le Conseil des ministres a validé une réforme ciblée mais stratégique : l’allègement exceptionnel des procédures de publicité foncière pour les opérations d’intérêt national.
Objectif affiché : raccourcir drastiquement les délais de délivrance des titres fonciers, sans sacrifier la sécurité juridique. Une évolution normative majeure dans un pays où le foncier constitue depuis longtemps un frein au développement économique et à l’investissement.
En toile de fond, la volonté présidentielle de produire massivement des titres fonciers et de sécuriser la propriété.Selon les orientations arrêtées par le gouvernement, cette mesure vise à réduire les délais administratifs qui retardent la concrétisation de nombreux projets publics et privés. La publicité foncière, étape essentielle dans la reconnaissance et la sécurisation des droits de propriété, fait l’objet de procédures jugées lourdes, dont l’assouplissement ciblé doit permettre un traitement plus rapide des dossiers prioritaires.
Les autorités insistent toutefois sur le maintien des garanties juridiques. L’allègement des procédures ne remet pas en cause les principes fondamentaux de sécurité foncière, mais introduit des mécanismes dérogatoires encadrés, réservés aux opérations présentant un intérêt stratégique pour le développement national.
Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’administration foncière, portée au plus haut niveau de l’État. La production massive de titres fonciers figure parmi les priorités présidentielles, avec pour objectif de sécuriser la propriété, de réduire les litiges et de renforcer la confiance des investisseurs.
En s’attaquant à l’un des verrous structurels de l’économie, l’exécutif affiche sa volonté de transformer le foncier en levier de croissance plutôt qu’en obstacle administratif. Reste désormais à traduire cette évolution normative en résultats concrets sur le terrain, condition indispensable pour restaurer la crédibilité et l’efficacité de l’action publique.
Reve NGOUL-ALY
