Le gouvernement gabonais a confirmé, lors du Conseil des ministres, son intention d’engager des discussions avec le Fonds monétaire international. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité des orientations issues du Sommet de Brazzaville et vise à restaurer durablement la crédibilité financière du pays.

Le Gabon s’apprête à rouvrir le dossier du Fonds monétaire international. L’annonce a été bien accueillie par les marchés financiers, selon le chef de l’État.
Dans la continuité des orientations du Sommet de Brazzaville, le gouvernement entend engager des discussions en vue d’un programme avec le FMI. Un signal fort envoyé aux partenaires techniques et financiers, dans un contexte de réformes structurelles et de discipline budgétaire recherchée.
Un pari stratégique pour restaurer la crédibilité financière du pays.
Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a acté le principe de discussions avec le Fonds monétaire international, marquant une étape importante dans la stratégie de redressement des finances publiques. Selon les autorités, cette démarche s’inscrit dans la droite ligne des engagements pris lors du Sommet de Brazzaville, consacré à la coopération économique et financière en Afrique centrale.
Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a souligné que cette orientation vise à renforcer la crédibilité du Gabon auprès de ses partenaires techniques et financiers. L’objectif affiché est de créer un cadre macroéconomique plus lisible, fondé sur la discipline budgétaire, la maîtrise de la dette et l’amélioration de la gouvernance financière.
Les autorités gabonaises entendent ainsi ouvrir des discussions en vue d’un éventuel programme avec le FMI, sans en préciser à ce stade les contours exacts. Une approche graduelle, qui laisse au gouvernement le temps de consolider ses réformes structurelles, notamment en matière de mobilisation des recettes, de rationalisation des dépenses publiques et de gestion de la dette.
Selon le chef de l’État, cette perspective a été favorablement perçue par les marchés financiers, dans un contexte où la stabilité et la prévisibilité des politiques économiques constituent des critères déterminants pour les investisseurs. Le retour du Gabon dans un cadre de dialogue avec le FMI est ainsi présenté comme un signal de sérieux et de volonté de réforme.
Pour l’exécutif, l’enjeu dépasse la seule relation avec l’institution de Bretton Woods. Il s’agit de repositionner durablement le pays sur la scène financière internationale, de renforcer la confiance des bailleurs de fonds et de soutenir une trajectoire de croissance plus soutenable. Un chantier exigeant, dont l’issue dépendra autant de la qualité des négociations à venir que de la capacité de l’État à tenir ses engagements.
Reve NGOUL-ALY
