Manganèse brut : le compte à rebours est lancé

Lauraine

Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a confirmé l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter de 2029, marquant un choix stratégique en faveur de la transformation locale et de l’industrialisation de la filière minière nationale.

Le Conseil des ministres a confirmé une décision lourde de conséquences économiques : l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter de 2029.

Derrière cette mesure, une volonté affirmée de transformation locale des ressources minières et de montée en valeur ajoutée. Un tournant industriel majeur, qui impose cependant une préparation rigoureuse du tissu productif national.

Le temps est désormais compté pour les acteurs du secteur.

Cette orientation stratégique s’inscrit dans la politique de valorisation des ressources naturelles portée par les plus hautes autorités de l’État. Lors du Conseil des ministres, le gouvernement a rappelé que le Gabon figure parmi les principaux producteurs mondiaux de manganèse, une position qui, jusqu’ici, repose essentiellement sur l’exportation de la matière brute.

En fixant l’échéance de 2029, l’exécutif entend donner un cadre clair et prévisible aux opérateurs du secteur minier. Cette période transitoire doit permettre aux entreprises concernées d’investir dans des unités de transformation locale, de renforcer les capacités industrielles existantes et de développer des partenariats adaptés aux nouvelles exigences.

Selon les orientations présentées en Conseil, cette décision vise à accroître la valeur ajoutée nationale, à favoriser la création d’emplois qualifiés et à renforcer la contribution du secteur minier à l’économie gabonaise. Elle s’inscrit également dans une logique de diversification économique et de réduction de la dépendance aux exportations de produits non transformés.

Toutefois, le gouvernement a souligné que la réussite de cette réforme repose sur une préparation rigoureuse. Infrastructures industrielles, énergie, logistique, formation de la main-d’œuvre et cadre réglementaire figurent parmi les prérequis identifiés pour accompagner efficacement cette transition.

À moins de cinq ans de l’échéance fixée, l’interdiction de l’exportation du manganèse brut apparaît ainsi comme un signal fort adressé aux acteurs économiques. Pour l’État, il s’agit d’un choix structurant, assumé, qui engage l’avenir industriel du pays et redéfinit en profondeur les règles du jeu dans le secteur minier.

REVE NGOUL-ALY

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