Dans un contexte de diversification des ressources publiques et de réduction de la dépendance pétrolière, le Gabon enregistre une nette progression de ses recettes douanières. Portée par des réformes structurelles et une modernisation accrue des services des douanes, cette dynamique traduit la volonté du gouvernement de renforcer la soutenabilité des finances publiques et d’asseoir une gouvernance budgétaire plus efficace.

Dans un contexte où le gouvernement gabonais poursuit sa stratégie de
renforcement des recettes publiques hors pétrole, une augmentation significative des recettes douanières est observée, marquant une avancée importante pour les finances publiques du pays.
Le gouvernement gabonais affiche une ambition budgétaire affirmée en matière de recettes douanières. Selon la Loi de finances 2026, les droits et taxes de douane devraient atteindre environ 707,4 milliards de francs CFA, contre 488,5 milliards en 2025, soit une progression annuelle estimée à plus de 45 %.
Cette projection repose sur plusieurs axes :
- digitalisation accrue des procédures douanières, pour une meilleure traçabilité des importations et une réduction des pertes de recettes ;
- réduction progressive des exonérations fiscales, élargissant ainsi l’assiette taxable ;
- valorisation plus rigoureuse des marchandises importées ;
- et lutte renforcée contre la sous-facturation.
Le gouvernement mise sur ces mesures pour rendre le système de recouvrement plus efficace, transparent et adapté aux défis actuels du commerce international.
Enjeux et opportunités
L’augmentation des recettes douanières est cruciale pour le Gabon car :
- elle contribue à diversifier les ressources financières de l’État, encore fortement dépendantes du pétrole ;
- elle renforce la stabilité budgétaire dans un contexte de volatilité économique mondiale ;
- et elle permet de financer des politiques publiques essentielles (infrastructures, santé, éducation) .
En améliorant l’efficacité de ses administrations fiscales et douanières, le Gabon cherche à renforcer sa souveraineté financière tout en soutenant la relance économique globale.
Par KOYA Thomson
