Face aux défis croissants de la protection de l’environnement et de la sécurité des populations rurales, le Chef de l’État a réaffirmé une orientation forte : placer l’humain au cœur des politiques environnementales. Entre reconnaissance des écogardes, gestion des conflits homme-faune et équilibre écologique, l’exécutif annonce des réformes structurantes.

Le Chef de l’État a réaffirmé sa volonté de placer l’humain au centre des politiques environnementales. Il a dénoncé la précarité des écogardes, dont certains protègent le patrimoine naturel national sans percevoir de salaire pendant plusieurs mois, qualifiant cette situation d’inacceptable. Il a ainsi instruit le Gouvernement d’étudier leur intégration à la fonction publique afin de sécuriser leur statut et de reconnaître leur engagement
Dans une approche équilibrée, il a enfin demandé l’ouverture d’une réflexion sur une commercialisation encadrée de la viande de buffle, dans le respect des équilibres écologiques. Ces annonces traduisent la volonté présidentielle de concilier protection de l’environnement, justice sociale et sécurité des populations.
Au sommet de l’État, cette prise de position marque une inflexion notable dans la gestion des questions environnementales, longtemps perçues comme opposées aux réalités sociales des territoires. En réaffirmant la primauté de l’humain, le Chef de l’État entend promouvoir une politique de conservation plus inclusive, tenant compte des conditions de vie et des attentes des acteurs de terrain.
La situation des écogardes, souvent exposés à de multiples dangers dans l’exercice de leurs fonctions, est devenue un enjeu central du débat public. Leur possible intégration à la fonction publique pourrait constituer une avancée majeure, en leur offrant une reconnaissance institutionnelle, une protection sociale renforcée et des perspectives de carrière plus stables.

S’agissant des conflits entre les populations et la faune sauvage, notamment dans les zones rurales proches des aires protégées, le Gouvernement est appelé à repenser les mécanismes de prévention et de gestion. Les dégâts sur les cultures, les pertes de bétail et les risques pour les vies humaines alimentent un sentiment d’abandon que les autorités entendent désormais traiter avec davantage de fermeté et de pragmatisme.
La réflexion engagée autour de la commercialisation encadrée de la viande de buffle, bien que sensible, s’inscrit dans cette logique de conciliation entre impératifs écologiques et besoins économiques locaux. Elle devra s’appuyer sur des études scientifiques rigoureuses, un cadre réglementaire strict et un contrôle renforcé afin d’éviter toute dérive susceptible de menacer la biodiversité.
À travers ces orientations, le Chef de l’État affiche sa volonté de bâtir une gouvernance environnementale fondée sur l’équilibre, la responsabilité et la justice. Un message fort adressé tant aux défenseurs de l’environnement qu’aux communautés rurales, appelées à devenir des partenaires à part entière dans la préservation durable du patrimoine naturel national.
Ngoulaly Reve
