Avec un taux d’exécution budgétaire de 85,5 % en 2025, le gouvernement affiche un bilan d’exécution globalement satisfaisant. Mais derrière ce chiffre, la répartition des dépenses soulève des interrogations sur les priorités de l’État, notamment entre investissements dans les infrastructures et financement des secteurs sociaux. Le « Tout-Béton » semble prendre le dessus sur l’urgence sociale
Les auditions des membres du gouvernement à l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen de la Loi de Règlement 2025, ont mis en lumière un enjeu majeur : celui de l’équilibre entre les grands projets d’infrastructures et les besoins sociaux des populations.
Si les routes, les bâtiments publics et les autres ouvrages structurants constituent des leviers importants du développement, leur financement pose la question de la place accordée à des secteurs essentiels comme la santé, l’éducation et la protection sociale.
L’exécution budgétaire ne se résume pas au taux de dépenses engagées, mais aussi à leur impact sur le quotidien des citoyens. Dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales, l’efficacité de la dépense publique doit également se mesurer à sa capacité à améliorer concrètement les conditions de vie.
Dès lors, une question se pose : les choix budgétaires opérés en 2025 répondent-ils suffisamment aux urgences sociales du pays ? 
Au-delà des chiffres, le débat porte sur une exigence de gouvernance : concilier les ambitions infrastructurelles avec les besoins immédiats des populations. Car si les chantiers dessinent le visage du Gabon de demain, les réponses aux urgences sociales déterminent aussi la qualité de vie des Gabonais aujourd’hui.
Le défi pour les pouvoirs publics est désormais clair : faire du développement une réalité visible, non seulement dans le béton, mais aussi dans les services essentiels rendus aux citoyens.
Jovalie PENDI ONDO
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