Le Vice-président du Gouvernement Hermann Immongault impose la culture du résultat

Dorina MBA
Hermann Immongault au Conseil interministériel : l'exécutif impose la culture de la performance et l'évaluation rigoureuse des réformes.

​C’est sous l’orientation du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, que le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a réuni l’équipe ministérielle réaménagée ce mardi 20 octobre 2026 à Libreville pour son premier Conseil interministériel. Une première séance de travail au cours de laquelle le chef de séance a exigé un tournant opérationnel immédiat, imposant une discipline d’efficacité stricte pour transformer les orientations politiques en réalisations visibles pour la population.

 

Pour insuffler cette nouvelle dynamique de travail au sommet de l’État, l’exécutif entend rompre définitivement avec la gestion en réseau ou en vase clos. Hermann Immongault a rappelé avec fermeté qu’un ministère ne constitue en aucun cas une entité autonome ni un domaine réservé. L’action publique doit désormais s’inscrire dans une trajectoire collective harmonisée, directement adossée aux axes prioritaires du Plan national de croissance et de développement PNCD. Dans cette optique, les arbitrages institutionnels devront primer sur les querelles de clocher ou les étalages publics de désaccords. Cette exigence de cohésion et d’exemplarité vise à rationaliser le fonctionnement de l’appareil gouvernemental et à garantir que chaque département ministériel contribue activement à la réussite globale des projets de la Vᵉ République.

 

En marge de ces ajustements méthodologiques, l’accent est mis sur une obligation stricte de livrables et de performances vérifiables. Lors de ces échanges, la présidence de séance a tenu à redéfinir la notion même d’efficacité publique : la multiplication des réunions, la tenue d’activités promotionnelles ou la simple promulgation de textes réglementaires ne sauraient tenir lieu de bilan significatif. Un projet de texte non appliqué ou une mesure sans retombée mesurable dans la vie quotidienne demeure une coquille vide. L’évaluation de chaque responsable ministériel reposera donc sur la matérialisation effective des chantiers engagés et sur le respect rigoureux des procédures de gestion des deniers et biens publics. Il s’agit d’un véritable changement de paradigme où la responsabilité individuelle et collective devient la seule boussole de la gouvernance.

 

​Alors que l’exercice 2026 entre dans sa dernière ligne droite, l’urgence est à la levée méthodique des blocages administratifs qui freinent encore l’action publique. Le gouvernement réaménagé est invité à intensifier la cadence en accélérant les comités interministériels sectoriels et la transmission des projets législatifs au Conseil d’État. L’objectif affiché par l’exécutif est clair : dépasser le stade des discours politiques et des restructurations institutionnelles à répétition pour apporter des réponses tangibles aux attentes du quotidien des Gabonais. En consolidant l’existant plutôt qu’en reprenant tout à zéro, l’équipe gouvernementale doit faire de la fin d’année une période clé d’aboutissement des grands travaux d’intérêt national.

 

À l’issue de cette prise de contact stratégique, le message du sommet de l’État résonne comme une mise en demeure à l’endroit de l’ensemble du cabinet. La confiance accordée à chaque ministre est désormais conditionnée par sa capacité à délivrer des résultats probants dans des délais maîtrisés. Il ne s’agit plus de concevoir des politiques théoriques, mais d’offrir des services publics plus efficients et des infrastructures fonctionnelles. Cette feuille de route impose une rigueur d’exécution sans faille, matérialisée par un suivi permanent des engagements pris devant la Nation.
​C’est précisément le sens de la mise en garde formulée par le Vice-président du Gouvernement pour sceller les attentes de cette nouvelle étape :
​« Les Gabonaises et les Gabonais n’attendent pas de nous une succession de réorganisations administratives ou de nouvelles annonces. Encore moins d’interminables tours de propriétaires. Ils attendent des réalisations, des services publics plus efficaces et des améliorations perceptibles de leurs conditions de vie », a conclu Hermann Immongault.

 

 

Dorina MBA

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