Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a signé, jeudi 20 août 2026, la demande officielle de candidature de la Guinée pour l’organisation de la CAN 2032 et 2036, une ambition assumée qui s’inscrit dans la vision du président Mamadi Doumbouya de faire du pays une terre de grands événements sportifs internationaux.
Une signature qui officialise des mois de préparation
Réunis à la Primature, plusieurs membres du gouvernement et acteurs du dossier ont validé, à l’issue d’une réunion de travail, la candidature guinéenne pour ces deux éditions de la Coupe d’Afrique des Nations. Selon le ministre des Sports, Cellou Baldé, « la Guinée dispose désormais d’un dossier solide, fruit d’un processus de préparation et d’analyse des différentes exigences liées à l’organisation d’une compétition de cette envergure ».
Un calendrier fixé par la CAF
Cette démarche s’inscrit dans un processus lancé le 3 juillet 2026 par la Confédération africaine de football, qui a invité ses 54 associations membres à soumettre leurs candidatures pour les éditions 2028, 2032 et 2036, avec un cadre d’évaluation portant sur les aspects techniques, financiers et juridiques. La CAN 2027, elle, est déjà attribuée au trio Kenya-Tanzanie-Ouganda. La Guinée n’est pas seule dans la course : le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont portés candidats ensemble pour l’édition 2032.
Des enjeux qui dépassent le seul terrain de jeu
Pour le Premier ministre Amadou Oury Bah, l’organisation d’une CAN représente un enjeu stratégique bien plus large que le sport : développement des infrastructures routières et hôtelières, retombées économiques et touristiques, et rayonnement international du pays. La candidature intervient d’ailleurs quelques jours seulement après l’homologation temporaire, par la CAF, du stade du 28-Septembre de Conakry c’est un signe concret de mise à niveau des infrastructures existantes.
Un pari ambitieux, à confirmer sur le terrain
Organiser une CAN exige un dispositif capable d’accueillir plusieurs sélections, leurs délégations, des milliers de supporters, les médias internationaux et les partenaires commerciaux de la CAF. Le dossier guinéen devra donc s’accompagner d’un programme de mise à niveau d’ampleur. La décision finale reviendra à la CAF après évaluation comparative des différentes candidatures déposées.
Marie Celine AKANDA
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