Sécurité maritime : Libreville au cœur de la mobilisation régionale contre les navires sous-normes

Kendra Charlène NDAVOURA

 Libreville accueille, du 21 au 25 septembre 2026, la 16ᵉ Réunion du Comité de Contrôle des Navires par l’État du Port et la 6ᵉ Conférence ministérielle du Mémorandum d’Abuja. Réunissant les délégations de 22 États d’Afrique de l’Ouest et du Centre, cette rencontre place la sécurité maritime, la lutte contre les navires sous-normes et la protection de l’économie bleue au cœur des échanges.

Libreville

Renforcer les contrôles dans les ports

Au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, les participants travaillent à harmoniser les procédures d’inspection des navires. L’objectif est d’identifier plus efficacement les bâtiments qui ne respectent pas les normes internationales et de limiter l’accès aux ports aux navires présentant des risques pour les équipages, les infrastructures ou l’environnement marin.

Le renforcement de ces contrôles doit permettre de réduire les accidents maritimes, d’améliorer la sécurité des travailleurs en mer et de mieux protéger les installations portuaires. Pour les États membres, cette coopération facilite également l’application des règles internationales et contribue à assainir le trafic maritime régional.

Une réponse commune face à la piraterie

La coopération entre les administrations maritimes constitue un autre enjeu majeur. Le partage d’informations doit permettre de mieux suivre les mouvements des navires et de réagir plus rapidement face aux situations à risque.

Cette coordination représente un atout important dans la lutte contre la piraterie dans le golfe de Guinée. Une meilleure circulation des informations entre les pays peut contribuer à renforcer la surveillance des eaux, à sécuriser les équipages et à rassurer les opérateurs du transport maritime.

Technologie et cybersécurité pour anticiper les nouvelles menaces

La modernisation des systèmes de surveillance figure également parmi les priorités. Les États membres souhaitent renforcer l’utilisation des outils numériques tout en développant la cybersécurité maritime, afin de mieux protéger les systèmes de navigation et de communication des navires.

Cette évolution présente plusieurs avantages : une surveillance plus efficace, une meilleure circulation de l’information et une capacité accrue à détecter rapidement certaines menaces. Elle doit également permettre aux administrations portuaires de disposer de données plus fiables pour orienter leurs contrôles.

Des retombées pour l’économie maritime

La sécurisation des routes maritimes constitue enfin un enjeu économique. Un espace maritime plus sûr favorise la continuité du commerce, protège les marchandises et réduit les risques susceptibles de perturber les activités portuaires.

Pour le Gabon, l’accueil de cette rencontre offre également l’occasion de renforcer sa coopération avec les autres administrations maritimes de la région et de participer à la définition de mécanismes communs de sécurité.

À travers ces travaux, le Mémorandum d’Abuja entend ainsi contribuer à un espace maritime plus sûr, mieux surveillé et plus résilient, au bénéfice des États, des professionnels du secteur, des équipages et des activités économiques liées à la mer.

Kendra Charlène NDAVOURA

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