Le pouvoir d’Infantino vacille au sommet du football mondial.

Lauraine

Gianni Infantino fait face à une nouvelle offensive. L’UEFA, l’AFC et la CONCACAF envisagent un vote de défiance pour contester son leadership à la FIFA.

 

Infantino

Le football mondial traverse une nouvelle zone de turbulences. Après avoir essuyé une fronde contre son projet d’ouvrir une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés, Gianni Infantino fait désormais face à une offensive politique au sein même de la FIFA. L’UEFA, l’AFC et la CONCACAF étudient la possibilité de provoquer un vote de défiance pour tenter de pousser le président de l’instance mondiale vers la sortie.

Selon plusieurs responsables proches des discussions cités par Reuters, les trois confédérations régionales envisagent cette procédure, une initiative qui pourrait constituer un précédent dans l’histoire de la FIFA. L’objectif serait de faire pression sur Gianni Infantino après la vive contestation suscitée par son projet de créer une nouvelle structure commerciale susceptible d’accueillir des capitaux privés liés aux droits de la Coupe du monde.

Le projet a finalement été abandonné début août, après une levée de boucliers au sein du football mondial. L’UEFA, l’AFC et la CONCACAF avaient notamment dénoncé le manque de consultation autour de cette initiative. Les trois confédérations ont ensuite publiquement mis en cause la gouvernance de Gianni Infantino, estimant que la confiance avait été sérieusement entamée.

Mais le retrait du projet n’a visiblement pas suffi à calmer la colère. Pour les opposants au président de la FIFA, le problème dépasse désormais la seule question financière. Il touche à la manière dont les décisions sont prises au sommet de l’organisation et à la place accordée aux confédérations dans les grandes orientations du football mondial.

Reste maintenant à savoir si cette contestation peut réellement déboucher sur une éviction. Les statuts de la FIFA ne prévoient pas explicitement une procédure de vote de défiance contre le président en exercice. En revanche, un Congrès extraordinaire peut être convoqué si au moins un cinquième des 211 associations membres de la FIFA en font officiellement la demande.

Le rapport de force reste toutefois loin d’être joué. Gianni Infantino conserve des soutiens importants, notamment en Afrique et en Amérique du Sud, tandis que plusieurs fédérations continuent de lui apporter leur appui. Le football mondial apparaît donc de plus en plus divisé entre ses partisans et ceux qui réclament un changement de gouvernance.

Pour l’heure, aucune procédure formelle de destitution n’a encore été déclenchée. Mais le simple fait que l’hypothèse d’un vote de défiance soit désormais discutée au plus haut niveau marque un tournant dans la crise qui secoue la FIFA.

À quelques mois de la prochaine élection présidentielle de la FIFA, le fauteuil de Gianni Infantino n’a peut-être jamais autant tremblé.

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Reve NGOUL-ALY 

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