À l’occasion de la Journée mondiale de la normalisation, célébrée le 14 octobre autour du thème « Une vision commune pour un monde meilleur », le Gabon met en avant la qualité et la conformité des produits comme des leviers essentiels de son industrialisation. Face aux opportunités offertes par les marchés africains, le pays entend renforcer les normes pour valoriser sa production locale et améliorer sa compétitivité.

Produire davantage ne suffit pas pour développer l’économie. Le Gabon doit aussi améliorer la qualité de ses produits, sécuriser ses procédés de fabrication et respecter les exigences des marchés. C’est l’un des messages portés lors de la Journée mondiale de la normalisation, célébrée le 14 octobre.
Cette question est importante avec l’ouverture des marchés africains. Au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les entreprises gabonaises peuvent trouver de nouveaux clients. Mais pour en profiter, leurs produits doivent répondre aux exigences de qualité, de sécurité et de conformité.
Pour Me Lubin Ntoutoume, ministre sortant de l’Industrie et de la Transformation locale, le pays doit aller au-delà de la production en grande quantité. « Notre ambition ne peut se limiter à produire en grande quantité. Elle doit également consister à produire mieux, à transformer plus sur notre territoire et à capter une part plus importante de la valeur générée par nos ressources naturelles », souligne-t-il.
Dans ce contexte, les normes permettent aux entreprises d’améliorer leurs produits et de gagner la confiance des clients. Elles facilitent également les échanges commerciaux et aident les producteurs à accéder à des marchés plus exigeants. L’objectif est de faire du « Made in Gabon » un signe de qualité et de fiabilité.
« Le but, c’est de faire du Made in Gabon une référence progressivement associée à la fiabilité, à la sécurité, à la conformité et à la compétitivité », a déclaré Me Lubin Ntoutoume. Pour y parvenir, les entreprises doivent intégrer les normes dans leurs méthodes de travail. Le renforcement du système national de qualité constitue également une priorité. Celui-ci comprend la normalisation, la métrologie, le contrôle de conformité et l’accréditation. L’Agence gabonaise de normalisation (AGANOR) contribue à faire connaître les normes et à former les acteurs chargés de leur application.
La journée a aussi mis l’accent sur l’objectif de développement durable numéro 7, qui vise à garantir l’accès à une énergie fiable, durable et abordable. Ce thème rappelle le rôle des normes dans l’amélioration des équipements et le développement industriel. Elles permettent notamment de mieux encadrer les installations, d’améliorer les performances énergétiques et de renforcer la sécurité des équipements. Elles facilitent aussi l’utilisation de nouvelles technologies dans les entreprises.
Cependant, ces mesures ne suffisent pas à résoudre les problèmes d’approvisionnement en énergie. Pour soutenir son industrie, le Gabon doit aussi garantir une alimentation électrique suffisante, fiable et à un coût accessible aux entreprises. La normalisation ne doit donc pas être considérée comme une simple obligation technique. Elle constitue un outil pour développer l’industrie et renforcer la compétitivité des entreprises. Son efficacité dépendra notamment de la qualité des contrôles, de la formation des professionnels et de l’engagement des producteurs.
Pour le Gabon, l’objectif est de faire de la qualité un atout de sa production nationale. En appliquant davantage les normes et en transformant plus de ressources sur son territoire, le pays pourrait renforcer la confiance des consommateurs, conquérir de nouveaux marchés et développer le « Made in Gabon ».
Davilla AKANG
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