Agrément des professionnels, autorisations et sanctions : le projet de loi sur la publicité au Gabon prévoit un encadrement des médias, de l’affichage et du numérique.

Les professionnels de la communication, les annonceurs et les opérateurs de médias pourraient être concernés par une évolution importante du cadre juridique de la publicité au Gabon. Réuni le 8 octobre 2026, le Conseil des ministres a examiné un projet de loi destiné à réglementer les activités publicitaires dans le pays.
Le texte poursuit quatre objectifs : encadrer les professions et les activités publicitaires, créer un environnement institutionnel favorable au développement du secteur, renforcer la protection des consommateurs et réprimer les infractions.
Son champ d’application est large. Il couvre les médias traditionnels et numériques, l’affichage, les enseignes, le marketing, le parrainage et le mécénat. Il concerne également les professionnels qui interviennent dans ces activités.
Le dispositif envisagé repose notamment sur l’agrément des professionnels, l’autorisation préalable de certaines activités, le contrôle de conformité et des sanctions en cas d’infraction.
Le projet prévoit par ailleurs des dispositions spécifiques concernant la publicité en ligne, les produits pharmaceutiques, les produits alimentaires et cosmétiques, la publicité routière ainsi que la publicité gouvernementale. La protection des mineurs, de l’environnement et du droit à l’image figure également parmi les objectifs annoncés.
Pour les entreprises et les agences de communication, l’enjeu sera de connaître précisément les obligations applicables à chaque type de campagne et de support. Une réglementation plus structurée pourrait modifier les procédures de préparation, de validation et de diffusion des messages publicitaires.
Il convient toutefois de distinguer le stade actuel du processus : le communiqué présente un projet de loi examiné par le Conseil des ministres. Il ne permet pas d’affirmer que toutes les dispositions sont déjà entrées en vigueur.
Les modalités pratiques, les éventuels agréments requis et les sanctions applicables devront être vérifiés dans le texte définitif et ses mesures d’application.
Pour les acteurs du secteur, suivre l’évolution de ce dossier sera donc essentiel afin d’anticiper leurs futures obligations.
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Reve NGOUL-ALY


