L’arrestation de Fils Mukoko, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), relance la polémique en République démocratique du Congo. Le responsable est visé après des appels à distribuer des armes à la population et des propos hostiles envers les ressortissants occidentaux.

En République démocratique du Congo (RDC), Fils Mukoko a été arrêté le 22 octobre 2026 à son domicile, à Kinshasa, après la diffusion d’une vidéo dans laquelle il évoque la distribution d’armes dans des lieux publics, notamment les églises, les universités et les terrains de football.
Dans cette séquence, il s’en prend également aux pays occidentaux, en particulier à la Belgique, qu’il accuse de vouloir provoquer une guerre en RDC. Ses déclarations ont suscité une réaction des autorités congolaises.
Le gouvernement et l’UDPS réagissent aux déclarations.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a condamné ces propos, précisant qu’ils n’engageaient pas les institutions de l’État. De son côté, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé l’ouverture d’une enquête. Fils Mukoko a également été écarté de ses fonctions à la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN).
L’UDPS, le parti du président Félix Tshisekedi, a pour sa part pris ses distances avec ces appels à la distribution d’armes en dehors du cadre légal.
Cette affaire intervient dans un climat de tensions autour des relations entre Kinshasa et les pays occidentaux. Elle soulève également des questions sur les limites de la liberté d’expression et les conséquences des appels à la violence. L’enquête devra déterminer les suites judiciaires à donner aux déclarations du responsable politique.
Davilla AKANG
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