Le Gabon a connu une importation de dinde de 2 175 tonnes en 2025, soit une progression de 37,15 % par rapport à l’année précédente. Ces chiffres, issus de l’Association brésilienne de la protéine animale (ABPA) et relayés par le média économique EcoMatin, illustrent une dépendance alimentaire qui peine à se résorber malgré les ambitions affichées par les autorités.

Cette hausse significative confirme la place prépondérante de la volaille importée dans les habitudes de consommation des Gabonais. Elle intervient pourtant dans un contexte où les politiques publiques prônent depuis plusieurs années le développement de la production locale et la réduction des approvisionnements extérieurs.
Le Brésil, fournisseur incontournable
Le Gabon figure parmi les marchés africains d’importance pour les exportateurs brésiliens de produits avicoles. Une position qui traduit les limites structurelles de la filière nationale, encore insuffisamment développée pour répondre à une demande intérieure en constante progression.
Ce constat dépasse les seules frontières gabonaises. Au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), les importations de volailles demeurent globalement élevées, révélant une vulnérabilité alimentaire partagée par plusieurs économies de la sous-région.
L’échéance 2027 en ligne de mire
Face à cette situation, les autorités gabonaises ont réaffirmé leur engagement en faveur de la souveraineté alimentaire. Le gouvernement entend s’appuyer sur des programmes de structuration de la filière avicole locale, conjugués à des investissements ciblés en soutien aux éleveurs et aux infrastructures agricoles.
L’objectif officiel est de réduire sensiblement les importations de volailles d’ici à 2027, dans le cadre de la stratégie nationale de transformation du secteur agricole et agroalimentaire. Un cap ambitieux, que les chiffres de 2025 invitent toutefois à aborder avec prudence.
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M.KOYA


