En Afrique, la question de l’emploi ne se limite pas à la création de nouveaux postes : elle interroge aussi la formalisation d’une économie largement dominée par l’informel.
Une réalité marquée par l’informel
Dans de nombreux pays africains, une grande partie de la population active évolue dans le secteur informel. Petits commerces, activités artisanales ou services non déclarés constituent l’essentiel des sources de revenus. Cette réalité pose une question centrale : faut-il prioritairement créer de nouveaux emplois ou structurer ceux qui existent déjà ?
Créer des emplois : une priorité affichée
Les politiques publiques mettent souvent l’accent sur la création d’emplois, notamment pour répondre à la croissance démographique et à l’arrivée massive de jeunes sur le marché du travail. Cependant, la création d’emplois formels reste limitée, en raison d’un tissu économique encore fragile et d’un secteur privé en développement.
Formaliser : un levier sous-estimé
Face à ces limites, la formalisation des activités existantes apparaît comme une alternative stratégique. Transformer une activité informelle en activité déclarée permet d’améliorer les conditions de travail, d’accéder à des financements, et de renforcer la protection sociale. Mais cette transition reste difficile, en raison de la complexité administrative, de la fiscalité ou encore du manque d’accompagnement.
Entre opportunité et contrainte
Pour de nombreux acteurs, formaliser une activité peut être perçu comme une contrainte plutôt qu’une opportunité. Sans incitations adaptées, certains préfèrent rester dans l’informel, où les charges sont moindres et les démarches plus simples.
Vers une approche équilibrée
Plutôt que d’opposer création et formalisation, plusieurs experts plaident pour une approche combinée. Créer des emplois tout en facilitant la formalisation permettrait de bâtir une économie plus inclusive, plus structurée et plus résiliente.
En Afrique, le défi de l’emploi ne se résume pas à créer de nouveaux postes. Il s’agit aussi de reconnaître, structurer et accompagner les activités existantes. Entre création et formalisation, l’enjeu est de trouver un équilibre capable de soutenir un développement durable.
Suivez-nous sur Facebook
Rebecca FUNDI

