Guinée-Sénégal : Doumbouya valide 140 millions d’euros pour un corridor routier stratégique

ONASIA MABITI

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a promulgué la loi autorisant la ratification d’un financement de 140 millions d’euros accordé par la Banque islamique de développement pour la réalisation d’un corridor routier reliant la Guinée au Sénégal. Le projet prévoit notamment l’aménagement du tronçon Mali-Gadalougué sur 53 kilomètres.

140 millions

Un financement majeur pour renforcer les infrastructures

La Guinée franchit une nouvelle étape dans son programme de développement des infrastructures routières. Le 13 juin 2026, le président Mamadi Doumbouya a officiellement promulgué la loi autorisant la ratification des accords conclus avec la Banque islamique de développement. Cette décision permet de mobiliser un financement de 140 millions d’euros destiné à la construction d’un corridor routier régional considéré comme stratégique pour les échanges entre la Guinée et le Sénégal.

53 kilomètres de route aux normes de la CEDEAO

Le projet concerne principalement le tronçon Mali-Gadalougué, long de 53 kilomètres. Celui-ci sera aménagé et bitumé en deux voies conformément aux standards de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Les travaux devraient s’étendre sur une période de 38 mois, avec pour objectif de faciliter la circulation des personnes et des marchandises entre les deux pays.

Un corridor aux enjeux économiques régionaux

Au-delà de la simple construction d’une route, ce projet s’inscrit dans une dynamique d’intégration régionale. Il pourrait offrir une nouvelle alternative logistique aux pays enclavés de la sous-région, notamment le Mali, qui dépend fortement des corridors commerciaux existants pour ses importations et exportations. Pour la Guinée, l’ambition est également de renforcer l’attractivité de ses infrastructures de transport et de capter une part plus importante du trafic régional.

Des retombées attendues pour les populations locales

Le projet ne se limite pas à l’aspect routier. Selon les engagements annoncés, plusieurs infrastructures communautaires devraient être réalisées le long du corridor, notamment des forages d’eau, des marchés, des postes de santé et une école primaire. Ces aménagements visent à améliorer les conditions de vie des populations riveraines tout en soutenant le développement économique local.

Des emplois et de nouvelles opportunités

La phase de construction devrait également générer de nombreux emplois dans le secteur du bâtiment et des travaux publics pendant près de trois ans. Les commerçants et transporteurs de la région espèrent quant à eux une réduction des délais de transport, des coûts logistiques et des pertes de marchandises liées à l’état des routes.

Un pas de plus vers l’intégration ouest-africaine

Déjà approuvé par les autorités de transition en février dernier, le projet dispose désormais du feu vert définitif grâce à sa promulgation. Pour de nombreux observateurs, ce corridor pourrait devenir un axe majeur des échanges en Afrique de l’Ouest et contribuer au renforcement de l’intégration économique régionale.

 

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