Près d’un an après avoir été chassés de leurs habitations, des centaines de familles n’ont toujours pas été relogées. Vendredi à Libreville, leur collectif a lancé un appel au président de la République.

Qui sont-ils ?
Ce sont les habitants expulsés des quartiers de Derrière l’Assemblée, de Plaine Orety et des zones situées derrière les ambassades de Chine, du Liban et de Russie. Regroupés en collectif, ils disent vivre une situation « alarmante » depuis les opérations de déguerpissement menées il y a bientôt un an.
Que demandent-ils ?
Par la voix de leur porte-parole, Gérard Phil Moukinda, ils ont demandé aux autorités de revoir leur cas avec « attention et humanité ». Sans attaquer le gouvernement, ils ont tenu à se montrer respectueux, réaffirmant leur attachement au Gabon et leur soutien aux efforts des dirigeants pour construire un pays « plus juste et plus solidaire ».

Une détresse qui dure
Cette situation met également en lumière les conséquences économiques des déguerpissements, plusieurs familles affirmant avoir perdu leurs sources de revenus et leur stabilité financière depuis leur expulsion. Elles disent faire confiance aux autorités, mais attendent toujours une solution concrète. La rencontre s’est terminée par un moment de recueillement en mémoire des personnes les plus durement touchées par ces expulsions, dans une atmosphère chargée d’émotion et d’espoir.
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Par: KOYA
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