Le deuxième recensement général des Gabonais économiquement faibles, les GEF, est lancé en ce mois de septembre 2026. Une opération nationale d’une importance capitale pour des milliers de familles gabonaises, dont l’accès aux services sociaux de la CNAMGS dépend directement de leur inscription dans cette base de données.
Trois objectifs clairement définis
Annoncé officiellement le 21 juillet 2026 par le comité interministériel mis en place à cet effet, ce deuxième recensement poursuit trois objectifs précis : actualiser les données de la base nationale, corriger les erreurs d’inclusion indues tout comme les situations d’exclusion injustifiées, et constituer un répertoire irréprochable. En clair, il s’agit de s’assurer que ceux qui bénéficient du statut de GEF le méritent réellement, et que ceux qui y ont droit n’en sont pas privés par erreur administrative.
Qui peut être reconnu comme GEF au Gabon ?
Le statut de Gabonais économiquement faible est une catégorie sociale définie par la loi gabonaise, qui donne accès à la couverture maladie universelle de la CNAMGS, l’une des rares protections sociales accessibles aux personnes qui n’ont pas de contrat de travail formel ni de revenus réguliers. Sont notamment concernés les personnes sans emploi stable, les petits commerçants informels, les personnes âgées sans pension, les personnes handicapées sans revenus, et plus généralement les ménages dont les ressources sont insuffisantes pour couvrir les besoins fondamentaux.
Un enjeu social et économique majeur
Dans un pays où plus de la moitié de la population active évolue dans le secteur informel, et où la pauvreté touche des franges importantes de la population malgré les richesses pétrolières du pays, ce recensement dépasse largement la simple opération administrative. Il doit permettre à l’État gabonais de bâtir des politiques sociales plus justes, mieux ciblées et adaptées aux réalités concrètes du pays. Une base de données fiable et actualisée est en effet un préalable indispensable pour orienter correctement les transferts sociaux et les programmes d’aide, dans un contexte où les ressources publiques restent contraintes.
Marie Celine AKANDA
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