Dans le Haut-Ogooué , trois élèves du lycéed’Excellence de Franceville se retrouvent derrière les barreaux après une agression commise dans l’enceinte même de leur établissement.

Lundi dernier, trois élèves du lycée d’Excellence de Franceville ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de la ville, à l’issue de leur audition devant le magistrat instructeur du tribunal de première instance. L’information est rapportée par le quotidien L’Union.
Les trois mis en cause Gilbert O.N., 18 ans, et deux mineurs de 16 ans, B.J.O. et J.K.O. sont poursuivis pour coups et blessures volontaires, une infraction réprimée par l’article 230 du Code pénal gabonais. Ils sont accusés d’avoir sauvagement agressé l’un de leurs camarades, un élève de 4e répondant aux initiales M.N., au sein même de l’établissement scolaire.
Une victime évacuée d’urgence à l’hôpital
Selon des sources concordantes, la victime aurait encaissé de violents coups au ventre, aux côtes et au bras gauche. Son état a nécessité une prise en charge rapide : elle a été évacuée en urgence au Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo de Franceville, où elle a reçu les soins appropriés.
Une enquête qui a conduit à l’interpellation rapide des suspects
Alertée des faits, la brigade de gendarmerie d’Épila a aussitôt ouvert une enquête préliminaire, permettant l’interpellation des trois élèves dans de brefs délais. Lors de leurs auditions, les mis en cause auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés. D’abord placés en liberté provisoire, ils ont finalement comparu devant le magistrat instructeur, qui a ordonné leur incarcération. Ils attendent désormais leur jugement à la prison centrale de Franceville.
La violence scolaire, un mal persistant
Cette affaire vient une nouvelle fois braquer les projecteurs sur le phénomène des violences en milieu scolaire au Gabon. Régulièrement dénoncé par les autorités éducatives et les acteurs de la société civile, ce fléau résiste encore aux multiples campagnes de sensibilisation menées dans les établissements à travers le pays.
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Par:KOYA


