La capitale gabonaise Libreville est depuis le lundi 15 juin au cœur de l’enseignement supérieur africain, en accueillant la 43e session ordinaire du Conseil des ministres du CAMES, la plus haute instance décisionnelle pour l’éducation universitaire en Afrique francophone.

Le CAMES, pilier de l’enseignement supérieur africain francophone
Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) coordonne et harmonise les systèmes d’enseignement supérieur et de recherche scientifique dans l’espace francophone africain. Réunissant 19 États membres, il est chargé de valider les titres et diplômes, de promouvoir la mobilité des enseignants-chercheurs et d’harmoniser les curricula universitaires à l’échelle régionale.
Libreville, capitale universitaire africaine cette semaine
Depuis le 15 juin 2026, Libreville accueille les ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des 19 pays membres. Cette 43e session ordinaire, actée par le Conseil des ministres gabonais du 30 avril 2026, constitue l’organe suprême de gouvernance du CAMES. C’est ici que se prennent les grandes décisions structurantes pour l’avenir de l’université africaine francophone.
Ce que cette session signifie pour l’Afrique
Pour le Gabon, accueillir ce sommet est un signal fort : celui d’un pays qui se positionne comme acteur incontournable de la diplomatie éducative africaine malgré sa période de transition politique. Pour les 19 nations membres, les décisions prises cette semaine à Libreville définiront les orientations en matière de bourses, reconnaissance de diplômes, recherche scientifique et coopération interuniversitaire.
La jeunesse africaine au cœur des enjeux
Alors que le chômage des jeunes diplômés reste l’un des défis majeurs du continent, le CAMES joue un rôle central dans la valorisation des formations africaines à l’international. Cette session pourrait également marquer un tournant dans la stratégie de l’espace CAMES face aux bouleversements de l’intelligence artificielle et de la transformation numérique de l’éducation.
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Marie Céline AKANDA


