La Direction générale de l’environnement et de la protection de la nature ouvre la consultation publique sur les études d’impact environnemental et social des usines de la Société des Boissons Rafraîchissantes du Gabon à Libreville et Port-Gentil pour une durée de dix jours, afin de permettre aux citoyens d’émettre leurs observations avant la validation administrative de leur mise en conformité.
Cette démarche légale s’inscrit pleinement dans le cadre juridique tracé par le décret n°000539/PR/MEFEPEPN du 15 juillet 2005, texte qui encadre rigoureusement l’ensemble des évaluations environnementales sur le territoire national. En soumettant ces documents d’évaluation à l’examen éclairé de la population, la direction générale cherche à mesurer et à encadrer les effets des activités industrielles de la SOBRAGA sur les écosystèmes locaux ainsi que sur les communautés environnantes. Les sites de production concernés, stratégiquement implantés à Libreville et Port-Gentil, constituent des pôles d’activité économique majeurs pour le pays, mais leur exploitation quotidienne génère des répercussions écologiques qu’il convient de suivre attentivement. La procédure administrative engagée aujourd’hui vise précisément à dresser un diagnostic transparent de ces impacts et à valider l’ensemble du plan de mise en conformité environnementale et sociale élaboré par l’entreprise agroalimentaire.
Afin de garantir une participation effective et ordonnée de la population, la Direction générale de l’environnement et de la protection de la nature met les rapports à la disposition de toute personne désireuse d’en prendre connaissance au sein de ses locaux administratifs, établis à l’immeuble des Eaux et Forêts. Cependant, pour pouvoir examiner l’intégralité du dossier sur place et formaliser des remarques constructives, le public doit au préalable effectuer une demande d’enregistrement par voie électronique à l’adresse officielle transmise par l’administration Etudes.dgepn@gmail.com. Ce dispositif logistique permet aux agents du ministère d’organiser au mieux l’accueil des visiteurs et d’assurer une centralisation rigoureuse de toutes les requêtes formulées durant cette étape de concertation. Les acteurs de la société civile, les associations de protection de la nature, les riverains des usines ainsi que les experts indépendants se voient ainsi offrir un canal institutionnel pour partager leurs analyses techniques ou leurs inquiétudes relatives au cadre de vie.
Le calendrier fixé par les autorités environnementales s’avère néanmoins particulièrement restreint pour l’ensemble des parties prenantes. Les contributions et observations écrites ne seront acceptées que pendant une fenêtre temporelle stricte de dix jours consécutifs, prenant effet à compter de la date de parution officielle de l’avis de consultation. La direction générale a d’ailleurs fermement rappelé qu’une fois ce délai réglementaire dépassé, plus aucun avis ni aucune observation ne pourra être pris en considération ou intégré dans le processus d’évaluation et de décision administrative. Cette contrainte de temps souligne la nécessité absolue pour les citoyens et les groupes d’intérêt de se mobiliser sans attendre afin que leurs voix pèsent sur l’issue du dossier. L’aboutissement de cette phase consultative déterminera en effet la validation finale des ajustements environnementaux devant être mis en œuvre dans les usines de boissons de la capitale politique et de la capitale économique.
Dorina MBA
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