À Libreville, les opérations deLibreville se poursuivent dans plusieurs quartiers de la capitale. À Akébé-Plaine, elles visent notamment à libérer les emprises nécessaires à la réhabilitation de l’axe routier reliant à l’ancien Ofnacom. Si ces opérations doivent faciliter les travaux d’aménagement, leur déroulement soulève plusieurs interrogations chez les populations concernées.
Les pelleteuses sont à l’œuvre dans plusieurs secteurs de Libreville. À Akébé-Plaine, les démolitions concernent notamment des constructions, des commerces de fortune et des habitations installés sur les emprises du domaine public routier.
L’objectif est de dégager l’espace nécessaire à l’élargissement et à la réhabilitation de l’axe Akébé-Plaine–Ofnacom. Un projet attendu depuis plusieurs années par les riverains. Les travaux de bitumage ont notamment été confiés à l’entreprise Technologie Gabon, selon les informations communiquées sur le projet.

Pourquoi les démolitions interviennent-elles avant les travaux ?
La libération des emprises constitue une étape nécessaire à la réalisation d’un projet routier. Mais sur le terrain, une question demeure : quand les travaux de réhabilitation vont-ils réellement commencer ?
Dans certains secteurs déjà dégagés, les populations s’interrogent sur le délai entre les démolitions et le lancement effectif des travaux.
Cette situation fait également craindre que certains espaces restent longtemps inoccupés après la destruction des constructions, alors que les riverains attendent surtout une amélioration concrète de la circulation et des conditions de déplacement.
Quel accompagnement pour les populations déguerpies ?
Au-delà de la question des infrastructures, les opérations de déguerpissement soulèvent également celle du devenir des personnes concernées.
Pour les habitants et les petits commerçants installés dans les zones touchées, les démolitions peuvent entraîner la perte d’un logement, d’un espace commercial ou d’une activité économique.
La question de l’accompagnement des populations affectées apparaît donc comme un autre enjeu important. Quelles mesures sont prévues pour les personnes concernées par ces opérations ?
L’aménagement urbain répond à une nécessité, mais sa mise en œuvre doit également prendre en compte les conséquences sociales pour les populations déplacées.
Plusieurs quartiers de Libreville concernés par les démolitions
Les opérations de démolition ne concernent pas uniquement Akébé-Plaine. D’autres secteurs de Libreville sont également touchés par des opérations de libération des emprises et d’aménagement urbain.
Les Trois-Quartiers, la Baie des Cochons, le Carrefour Léon Mba et les Charbonnages, notamment dans la zone du Lac Bleu, connaissent également des opérations de démolition.
Ces interventions traduisent la volonté des autorités de réorganiser certaines zones de la capitale et de favoriser le développement des infrastructures urbaines.
Après les démolitions, quels délais pour les travaux ?
Pour les riverains, l’enjeu ne se limite pas à voir disparaître les constructions situées sur les emprises. L’attente porte surtout sur la concrétisation des projets annoncés.
À Akébé-Plaine, la principale interrogation reste donc celle du calendrier : après les démolitions, quand les travaux de réhabilitation et de bitumage seront-ils effectivement réalisés ?
La libération des emprises constitue une étape indispensable, mais la finalité reste la construction d’une route praticable, l’amélioration de la circulation et l’aménagement durable du quartier.
Les opérations de déguerpissement engagées dans plusieurs secteurs de Libreville mettent ainsi en évidence un double enjeu : réorganiser l’espace urbain tout en prenant en compte les préoccupations des populations concernées.
À Akébé comme dans les autres quartiers touchés, les habitants attendent désormais que les espaces libérés donnent rapidement place aux infrastructures annoncées.
Kendra Charlène NDAVOURA
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