Après plusieurs années d’attente et d’espoir exprimés par les populations de la Bayi-Brikolo, particulièrement celles d’Aboumi, la création du Collège d’Enseignement Secondaire d’Aboumi vient concrétiser une revendication locale devenue une décision publique. Au-delà d’une infrastructure scolaire, ce projet symbolise la volonté de rapprocher l’école des citoyens et de réduire les inégalités d’accès à l’éducation.

Une réponse à une attente longtemps exprimée
Dans le département de la Bayi-Brikolo, l’annonce de la création du Collège d’Enseignement Secondaire d’Aboumi marque une étape importante pour les familles et les élèves. Pendant longtemps, la poursuite des études secondaires représentait un véritable défi pour de nombreux jeunes, contraints de parcourir de longues distances ou de quitter leur environnement familial pour accéder à un établissement adapté. Cette situation soulevait une question essentielle : comment garantir les mêmes chances de réussite scolaire à tous les enfants, quel que soit leur lieu de résidence ? La signature de l’arrêté portant création de cet établissement apporte ainsi une réponse concrète à une préoccupation portée par les populations locales.
Quand une revendication locale devient une décision publique
La création du CES d’Aboumi illustre le rôle du dialogue entre les communautés et les institutions dans l’élaboration des politiques publiques. Les besoins exprimés par les populations constituent souvent le point de départ de décisions destinées à améliorer durablement les conditions de vie. Pour l’Honorable Hervé Davy LETSINA OYUMI, Député du siège unique de la Bayi-Brikolo (Aboumi), cette décision représente « bien plus qu’un établissement scolaire ». Elle incarne un symbole d’espoir, d’équité territoriale et d’investissement dans l’avenir de la jeunesse. Cette réalisation traduit également la volonté des pouvoirs publics de renforcer la présence des services essentiels dans les territoires, notamment dans les zones où l’éloignement géographique reste un frein à l’accès à l’éducation.
L’éducation comme levier de transformation des territoires
Au-delà de la construction d’un bâtiment scolaire, l’enjeu est celui du développement local. La présence d’un établissement secondaire peut contribuer à maintenir les jeunes dans leur environnement, à alléger les charges des familles et à créer un cadre plus favorable à la réussite scolaire. Dans les zones rurales, l’école joue un rôle central : elle ne transmet pas seulement des connaissances, elle participe aussi à la dynamique sociale et économique des territoires. Le CES d’Aboumi apparaît donc comme un investissement dans le capital humain et dans les générations futures.
Un symbole d’équité et de responsabilité collective
Si la décision administrative constitue une avancée majeure, elle ouvre également de nouveaux défis : assurer un fonctionnement efficace de l’établissement, garantir des équipements adaptés et mobiliser les ressources humaines nécessaires à la qualité de l’enseignement. La réussite de ce projet dépendra ainsi de l’engagement de l’ensemble des acteurs : État, autorités locales, communauté éducative et populations. Pour la Bayi-Brikolo, cette création marque une nouvelle page dans l’histoire éducative du département. Elle rappelle qu’une demande portée par les citoyens peut devenir une réalité lorsque les institutions y apportent une réponse concrète.
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Rebecca FUNDI


