Dans le cadre d’une patrouille maritime pour le compte de la mission Albacore, les forces gabonaises ont interpellé trois navires battant pavillon congolais en pleine activité illégale de pêche au large de Mayumba. L’intervention s’est soldée par la saisie de 20 tonnes de produits halieutiques et la mise à disposition des équipages auprès des autorités judiciaires à Libreville. Ce coup de filet confirme la fermeté de l’État face au pillage de ses zones marines protégées.

Albacore porte ses fruits
L’opération Albacore 2026 vient de marquer un point décisif dans la protection du littoral gabonais. Le samedi 18 juillet 2026, une brigade conjointe composée d’inspecteurs des pêches, de fusiliers marins de la Marine nationale et d’éco-gardes de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), embarquée à bord du navire Age of Union de l’organisation Sea Shepherd, a repéré un groupe de cinq chalutiers industriels.
Les navires opéraient sans aucune autorisation au cœur de la Réserve Aquatique du Grand Sud, un sanctuaire marin protégé situé au large de Mayumba, dans la province de la Nyanga.
Vingt tonnes de cargaison et trois navires saisis
Face à l’intervention des patrouilleurs, deux navires ont refusé l’ordre de se rendre et ont réussi à prendre la fuite. Cependant, la rapidité des gardes-côtes a permis l’arraisonnement de trois chalutiers battant pavillon de la République du Congo : le Ron Chang 19, le Ron Chang 26 et le Chang Hui 1. La fouille minutieuse des cales a révélé un volume cumulé de vingt tonnes de produits halieutiques fraîchement repêchés dans cette zone interdite. Les trois bâtiments ont immédiatement été conduits vers le port de Libreville.
Depuis le mardi 21 juillet 2026, les services compétents du Ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie Bleue ont officiellement pris le relais des procédures administratives et réglementaires. Les autorités procèdent activement à l’audition systématique des capitaines et des vingt-trois membres d’équipage impliqués afin de rédiger les procès-verbaux d’infraction, conformément aux dispositions strictes du Code gabonais des pêches et de l’aquaculture.
un effraction lourdement sanctionnée
Cette intrusion au sein d’une aire protégée illustre la pression permanente subie par les ressources maritimes gabonaises. Les responsables de l’ANPN et de la Marine nationale rappellent que les incursions clandestines mettent en péril la régénération de la faune marine et la subsistance des communautés de pêcheurs locaux. Les contrevenants s’exposent désormais à de lourdes amendes, à la confiscation définitive des cargaisons ainsi qu’à des poursuites pénales pour violation des frontières maritimes et pêche non déclarée.
La capture de ces trois chalutiers réaffirme la volonté du Gabon de protéger ses espaces maritimes, mais elle souligne aussi la nécessité d’investir dans des technologies de surveillance de pointe, telles que le suivi satellitaire continu, pour verrouiller efficacement l’ensemble du littoral contre le braconnage. Alors, reste à savoir si cette opération suffira à décourager la récidive et à garantir la sécurité des côtes gabonaises avant l’arrivée de ces « technologies »
Estimée ANDOUCKA
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