Gabon : le coup de colère de Raymond Ndong Sima contre les modifications discrètes des textes

Dorina MBA

L’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima demande des éclaircissements sur la manière dont certains textes sont publiés au Journal officiel. Dans une récente prise de position, il affirme avoir relevé des différences entre des textes adoptés et certaines versions rendues publiques. Selon lui, ces écarts soulèvent une question importante sur la procédure suivie entre l’adoption d’un texte et sa publication.

 

Au cœur de son intervention figure notamment la loi n°0015/2026 du 14 septembre 2026 portant ratification d’une ordonnance relative à la Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne (CNDPC). Selon Raymond Ndong Sima, les interrogations exprimées autour de ce texte, ainsi que celles formulées par le COP-RESOC, illustreraient un phénomène qu’il juge préoccupant. L’ancien Premier ministre affirme que des différences pourraient apparaître entre la version adoptée et celle publiée au Journal officiel. Il rappelle également que des interrogations similaires auraient déjà été soulevées autour d’autres textes au cours des dernières années.

 

Secteur agropastoral : la restructuration au cœur des interrogations
La restructuration de la filière agropastorale gabonaise est au cœur des interrogations soulevées par Raymond Ndong Sima sur l’application des textes relatifs au secteur.

Selon l’ancien Premier ministre, cette question concerne également le secteur agropastoral. Raymond Ndong Sima indique avoir saisi l’Assemblée nationale au sujet des ordonnances n°0014/PR/2026 et n°0015/PR/2026, publiées au Journal officiel en mars 2026. Il affirme que sa démarche portait notamment sur une différence entre le texte publié concernant la Société agropastorale du Gabon et la décision prise en Conseil des ministres le 26 février 2026. Selon ses déclarations, cette situation aurait contribué à maintenir la restructuration de la filière dans une situation de blocage depuis plusieurs mois.

 

 

Selon Raymond Ndong Sima, les conséquences de cette situation dépasseraient la seule question juridique. Il affirme notamment que la gestion des conséquences liées à la dissolution d’une société poserait également des difficultés, évoquant des dettes sociales qu’il estime, pour partie, fictives. Ces affirmations restent celles de l’ancien Premier ministre et n’ont pas été établies indépendamment. Il pose finalement une question centrale : qui dispose de la capacité technique pour intervenir sur un texte entre son adoption et sa publication ? Raymond Ndong Sima s’interroge également sur les conséquences qu’une telle situation pourrait avoir sur la confiance dans l’administration gabonaise et auprès des investisseurs.

Dorina MBA

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