Le maire du 4e arrondissement de la commune de Libreville Msr Nickaise Sickout Iguendja a tenu une conférence de presse vendredi dernier pour s’exprimer sur les événements survenu récemment dans le 4 eme arrondi notamment l’altercation impliquant son deuxième adjoint Msr Yves Kenny Ongouori Tidjani et un agent des forces de défense et de sécurité, un événement survenu début juillet 2026 et largement relayé sur les réseaux sociaux.
Une « profonde consternation » face à des faits « regrettables »
Face à la presse, le maire a exprimé sa profonde consternation devant ces incidents, tout en précisant d’emblée que l’établissement des circonstances exactes de cette affaire relevait des autorités compétentes, et non de la mairie elle-même. Il s’est en revanche attardé longuement sur le sens qu’il convenait de donner à cet épisode, replaçant l’incident dans un cadre institutionnel plus large.
Un rappel appuyé sur le respect des institutions
Le premier édile a insisté sur le fait que la République repose sur le respect mutuel, le dialogue et le sens des responsabilités, qu’il s’agisse des élus locaux ou des agents des forces de défense et de sécurité. Selon lui, chacun, à son niveau, est dépositaire d’une parcelle de l’autorité publique, et se doit à ce titre de faire preuve de retenue, de dignité et de responsabilité, en toute circonstance.
Il a également rappelé que l’écharpe des élus de la République, tout comme l’uniforme des forces de défense et de sécurité, constituent des symboles de l’autorité de l’État qui commandent le respect, non pas pour les individus qui les portent, mais pour les institutions qu’ils incarnent. Un message clair : l’autorité publique, a-t-il souligné, ne saurait jamais s’exercer dans la confrontation, mais uniquement dans le respect de la loi, du dialogue et de l’intérêt général.
Un appel à la sérénité et à la préservation de la confiance institutionnelle
Le maire a appelé à la sérénité et à la paix, insistant sur le fait que cet incident isolé ne devait pas venir altérer les relations de confiance et de collaboration qui doivent perdurer entre les pouvoirs publics et les institutions du pays. Il a au contraire invité à faire de cet épisode une occasion de renforcer le dialogue entre institutions, de consolider la confiance entre représentants de l’État et élus locaux, et de promouvoir une culture de respect mutuel et de cohésion nationale.
Il a par ailleurs tenu à souligner que si les femmes et les hommes qui occupent des fonctions passent, les institutions, elles, demeurent, d’où une responsabilité collective de préserver leur crédibilité et leur dignité, dans l’intérêt supérieur de la République et des générations futures.
Ni vainqueurs ni vaincus » quand l’image de la République est en jeu
Dans un passage marquant de son intervention, le maire a martelé qu’il n’existait ni vainqueurs ni vaincus lorsque l’image de la République se trouve mise à mal, mais qu’une seule exigence doit être de mise : celle de se rassembler pour préserver l’honneur des institutions et renforcer la confiance entre ceux qui servent l’État. Il a conclu en affirmant que la force de la République ne réside pas dans l’opposition entre ses institutions, mais dans leur complémentarité, leur respect mutuel et leur engagement commun au service de la nation.
Une communication qui privilégie l’apaisement
Au final, cette prise de parole s’inscrit dans une logique clairement apaisante : sans nier la gravité de l’incident ni entrer dans le détail des responsabilités individuelles, le maire du 4e arrondissement a choisi de recentrer le débat sur la nécessité de préserver la cohésion entre les institutions républicaines, plutôt que d’attiser une polémique déjà largement commentée sur les réseaux sociaux.
Marie Celine AKANDA
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