Arrêtée samedi 23 août 2026 dans l’État d’Ogun, au Nigeria, Esther Ogunmabo, une arrière-grand-mère de 101 ans, a été libérée sous caution après avoir été prise en flagrant délit de vente de cannabis c’est une affaire qui interroge autant qu’elle bouleverse.
Une arrestation aussi inattendue que troublante
C’est à Ilisan, dans l’État d’Ogun, au sud-ouest du Nigeria, que les agents de la National Drug Law Enforcement Agency (NDLEA) ont interpellé Esther Ogunmabo. En sa possession : 90 grammes de « skunk », une variété particulièrement puissante de cannabis, soigneusement répartie en petits sachets destinés, selon les enquêteurs, à la vente au détail dans le quartier.
Une histoire qui commence par un incendie
Face aux enquêteurs, la centenaire n’a pas nié les faits. Elle a expliqué avoir tenu autrefois une petite épicerie, réduite en cendres par un incendie. C’est cette perte, selon son propre récit, qui l’aurait poussée vers ce trafic pour subvenir à ses besoins. Elle a également désigné sa propre fille comme sa fournisseuse en stupéfiants et cette dernière a, elle aussi, été interpellée dans le cadre de l’enquête.
Une décision judiciaire hors norme
Face à l’âge extrême de la suspecte, le directeur général de la NDLEA, Mohamed Buba Marwa, a personnellement ordonné sa remise en liberté sous caution, assortie d’un placement sous accompagnement psychologique. Une décision motivée, selon l’agence, par l’inadéquation manifeste d’une incarcération classique face à une personne de cet âge.
Une question qui dépasse le simple fait divers
Au-delà de l’anecdote insolite, cette affaire pose une question bien plus grave : celle de la précarité extrême qui peut pousser une femme centenaire, en fin de vie, à se tourner vers un trafic illégal pour simplement survivre. L’enquête se poursuit pour remonter la chaîne d’approvisionnement et déterminer depuis combien de temps ce commerce clandestin durait.
Marie Celine AKANDA
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