Libreville : les magistrats renforcent leurs capacités contre le blanchiment des capitaux

Kendra Charlène NDAVOURA

Un atelier de formation sur le blanchiment des capitaux s’est ouvert à Libreville afin de renforcer les capacités des magistrats et des différents acteurs de la chaîne pénale face à la criminalité financière. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts engagés au Gabon pour améliorer la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

 les magistrats

 

Une formation axée sur le cadre légal et les enquêtes financières

La formation vise d’abord à permettre aux participants de mieux maîtriser le cadre juridique national et international relatif à la lutte contre le blanchiment des capitaux. Les magistrats sont notamment appelés à renforcer leurs connaissances sur les mécanismes utilisés pour dissimuler l’origine de fonds issus d’activités criminelles.

L’atelier accorde également une place importante aux enquêtes financières. Les participants doivent être davantage outillés pour mener des enquêtes parallèles aux procédures pénales classiques et utiliser les techniques spéciales d’investigation. L’objectif est notamment de mieux identifier et suivre les circuits financiers liés aux infractions économiques et financières.

Le traçage des avoirs au cœur de la lutte contre la criminalité financière

La question du gel et de la saisie des avoirs criminels constitue également un axe important de la formation. Les magistrats doivent être capables d’identifier rapidement les biens susceptibles de provenir d’activités illicites et de mettre en œuvre les procédures permettant d’éviter leur disparition ou leur transfert.

Cette démarche repose aussi sur une meilleure collaboration entre les différents acteurs de la lutte contre la criminalité financière. Les échanges portent notamment sur la coopération entre les magistrats, les services de renseignement financier et l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), notamment dans le traitement des déclarations de soupçon.

Le Gabon renforce sa réponse judiciaire

L’atelier réunit notamment des procureurs, juges d’instruction et auditeurs de justice de l’École nationale de la magistrature. Des experts spécialisés dans la lutte contre le blanchiment et des analystes financiers participent également à la formation.

À travers ce renforcement des compétences, le Gabon entend améliorer l’efficacité de sa réponse judiciaire face aux infractions financières. La formation doit notamment favoriser une meilleure maîtrise des procédures, un suivi plus efficace des flux financiers et, à terme, renforcer les possibilités de poursuites et de condamnations dans les affaires de blanchiment de capitaux.

Kendra Charlène NDAVOURA

Suivez-nous sur facebook

Retrouvez tous nos articles ici

Ne manquez plus
l'essentiel de l'actualité

Recevez chaque jour les dernières informations, analyses et tendances directement dans votre boîte mail.

Share This Article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *