Le monde célèbre ce mardi 28 juillet 2026 la Journée mondiale de l’hépatite. Au Gabon, cette journée intervient alors que la ministre de la Santé, la Professeure Elza Ayo épouse Bivigou, en fonction depuis le 1er janvier 2026, poursuit ses actions de mobilisation autour des grands enjeux de santé publique du pays.
Centré sur l’accès aux soins
Cette année par l’Organisation mondiale de la santé appelle à lever les obstacles qui empêchent les populations d’accéder à des services de lutte contre l’hépatite susceptibles de leur sauver la vie : vaccination, dépistage fiable et traitements efficaces contre les hépatites B et C. La campagne 2026 insiste particulièrement sur la nécessité d’un engagement politique renforcé et d’investissements durables, afin d’élargir l’accès à la prévention, au dépistage, au traitement et à la prise en charge, dans la perspective d’éliminer les hépatites virales comme menace de santé publique d’ici 2030.
Une épidémie encore largement silencieuse en Afrique
Dans la région africaine de l’OMS, la situation reste préoccupante. Si le nombre de nouvelles infections par le virus de l’hépatite B a baissé de 25 % entre 2015 et 2024, des millions de personnes restent aujourd’hui encore privées d’un diagnostic, d’un traitement et de soins apportés en temps utile. Le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique a d’ailleurs rappelé, à l’occasion de cette journée, que nul ne devrait mourir d’une maladie que l’on peut prévenir, diagnostiquer et, dans de nombreux cas, traiter.

Une maladie silencieuse aux conséquences potentiellement graves
L’hépatite reste, dans de nombreux pays, une maladie mal connue du grand public, alors qu’elle touche des centaines de millions de personnes dans le monde à travers ses différentes formes (A, B, C, D, E). Souvent silencieuse pendant plusieurs années, elle peut entraîner des complications graves telles qu’une cirrhose ou un cancer du foie lorsqu’elle n’est pas dépistée et traitée à temps. Pourtant, des solutions existent et sont largement éprouvées : la vaccination contre l’hépatite B, le dépistage précoce et des traitements efficaces permettent aujourd’hui de prévenir la transmission et de guérir de nombreuses formes de la maladie.
Le Gabon face à ses propres défis sanitaires
Cette journée s’inscrit dans un contexte où le Gabon poursuit la modernisation de son système de santé, entre inspections d’infrastructures sanitaires, projets prioritaires du secteur et renforcement de la coopération avec les partenaires techniques et financiers, sous l’impulsion de la ministre Elza Ayo Bivigou, médecin cardiologue de formation, à la tête du ministère depuis le début de l’année 2026. Comme dans plusieurs pays d’Afrique centrale, l’enjeu de l’hépatite virale y demeure une priorité de santé publique encore trop souvent reléguée derrière d’autres urgences sanitaires plus médiatisées.
Une journée pour rappeler un message simple
Au-delà des chiffres et des politiques publiques, cette journée mondiale se veut avant tout un rappel accessible à tous : connaître les modes de transmission de l’hépatite, se faire dépister, et suivre un traitement adapté en cas de besoin. Un triptyque simple, mais encore trop peu appliqué à l’échelle du continent, faute d’information suffisante et d’accès aux structures de dépistage, en particulier dans les zones rurales.
Marie Celine AKANDA
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