Entreprendre et prospérer pour développer sa visibilité et ses revenus, c’est justement le thème qui a réuni plusieurs femmes le 23 juillet dans les locaux de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI), à Libreville, dans le cadre de la septième édition des Antô Winners days . Un panel consacré aux stratégies pour développer sa visibilité et ses revenus, qui vient enrichir un programme placé cette année sous le thème « Femme africaine en action : leadership, innovation et impact ».
Un lieu symbolique pour un partenariat de longue date
Le choix de l’ANPI comme cadre de ce panel n’a rien d’un hasard. Depuis plusieurs années, l’agence accompagne les entrepreneures portées par cette plateforme, à travers un encadrement technique, économique et financier durant leurs premières années d’activité. Accueillir cet échange directement dans ses propres locaux illustre la continuité d’un partenariat désormais installé entre l’institution publique et les femmes entrepreneures gabonaises, à un moment où l’accompagnement structurel des porteuses de projets reste un enjeu majeur pour transformer des initiatives individuelles en activités pérennes.
Visibilité et revenus, deux piliers indissociables
Le panel a permis d’aborder deux enjeux souvent déterminants pour la réussite d’une activité entrepreneuriale : la visibilité et la génération de revenus. Ces deux notions restent étroitement liées, puisqu’une entrepreneure qui parvient à se rendre visible, à structurer son image et à toucher la bonne audience, augmente fortement ses chances de transformer son activité en source de revenus stables et durables. Dans un contexte où de nombreuses femmes africaines évoluent encore dans l’informalité économique, cette question de la visibilité dépasse la simple communication : elle conditionne directement l’accès à de nouveaux marchés, à des partenaires, voire à des financements.
Une septième édition résolument tournée vers la pratique
Ce type d’échange s’inscrit pleinement dans l’esprit de cette septième édition, qui ambitionne de donner aux femmes africaines des outils concrets, allant de la formation à des compétences pratiques jusqu’à des stratégies plus larges de développement économique, en passant par le renforcement du leadership. Cette approche pragmatique confirme une tendance déjà observée plus tôt dans la semaine, avec un atelier consacré à la fabrication de savon liquide, destiné à donner aux participantes une compétence immédiatement monétisable.
Le leadership féminin comme fil conducteur
Au-delà des outils techniques abordés lors de ce panel, c’est bien la dimension du leadership qui traverse l’ensemble du programme de cette édition. Apprendre à entreprendre ne se limite pas à maîtriser une compétence ou un produit : cela suppose aussi de développer la confiance nécessaire pour se positionner, revendiquer sa place sur un marché, et assumer un rôle de décision dans son propre projet économique. C’est cette articulation entre compétence pratique et posture de leadership que cette septième édition semble chercher à consolider, panel après panel, atelier après atelier.
Une dynamique qui se poursuit jusqu’au 25 juillet
D’autres activités sont encore attendues d’ici la clôture de cette septième édition, prévue le 25 juillet 2026. Une semaine qui, à travers cette combinaison d’ateliers pratiques et de panels stratégiques, illustre la volonté de transformer les grands discours sur l’autonomisation féminine en actions concrètes et mesurables pour les femmes africaines.
Marie Celine AKANDA
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