À Libreville, la réforme du système de santé gabonais franchit une nouvelle étape. À l’Assemblée nationale, le président Michel Régis Onanga Ndiaye a réaffirmé l’urgence d’agir, à l’issue de l’audition du ministre de la Santé, le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, devant la commission compétente.

Une audition centrée sur la réforme du système sanitaire
C’est dans le cadre du contrôle parlementaire que le ministre de la Santé a été auditionné devant la Commission de la Santé, de l’Éducation, des Affaires sociales et culturelles. Aux côtés des députés, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a pris part aux échanges, marqués par l’examen de plusieurs projets de loi majeurs pour l’avenir du système sanitaire gabonais.
Des projets de loi pour restructurer des institutions clés
Au cœur des discussions : la ratification d’ordonnances portant sur la création, l’organisation et le fonctionnement de structures stratégiques du système de santé, notamment :
- le CHU Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori ;
- le Centre hospitalier universitaire de Libreville ;
- le Centre hospitalier universitaire d’Owendo ;
- le Laboratoire national de santé publique.
Ces textes visent à moderniser ces institutions et à renforcer leur efficacité dans la prise en charge des patients.
Une priorité nationale affirmée
« La santé de nos populations ne saurait attendre. » Par cette déclaration, Michel Régis Onanga Ndiaye a insisté sur le caractère urgent des réformes engagées. Selon lui, les députés ont procédé à un examen rigoureux des textes, avec pour objectif de répondre concrètement aux besoins des populations et aux réalités du terrain.
Un rôle renforcé du Parlement
Cette audition illustre également la volonté du Parlement d’exercer pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale. Les élus ont ainsi analysé les projets de loi avec responsabilité, en veillant à ce qu’ils s’inscrivent dans une logique d’amélioration durable de l’offre de soins au Gabon.
Vers une souveraineté sanitaire renforcée
Au-delà des aspects techniques, ces réformes traduisent une ambition plus large : celle de doter le pays d’un système de santé plus performant, plus accessible et adapté aux exigences actuelles. La modernisation des CHU et du Laboratoire national de santé publique apparaît ainsi comme une étape importante dans la construction d’une souveraineté sanitaire, au cœur des priorités de la 5e République.
À travers cette séquence parlementaire, le Gabon affiche sa volonté de refonder en profondeur son système de santé. Reste désormais à traduire ces ambitions en résultats concrets pour les populations, qui attendent une amélioration tangible de leurs conditions de prise en charge.
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Rebecca FUNDI


