LE GABON À L’ONU : LIBREVILLE RETROUVE UNE PLACE AU BUREAU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

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Élu vice-président de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies ce mardi 2 juin 2026, le Gabon renoue avec les instances dirigeantes de l’ONU après une absence de près d’une décennie.

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C’est un retour remarqué sur la scène multilatérale. Le Gabon a été désigné, ce mardi, parmi les 22 vice-présidents de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Un mandat d’un an qui prendra effet en septembre 2026, à l’ouverture de la session annuelle, et qui met fin à dix ans d’absence du pays au sein du bureau de direction de la plus haute instance délibérante de l’ONU.

Six pays africains au bureau

La désignation du Gabon s’inscrit dans le cadre de la représentation géographique équilibrée qui régit la composition du bureau. Six États du continent africain y figurent : le Cabo Verde, l’Égypte, la Guinée-Bissau, l’Érythrée, le Zimbabwe et le Gabon. Un groupe qui reflète la tradition de rotation régionale en vigueur au sein de l’organisation.

Dans ses nouvelles fonctions, la Mission permanente gabonaise auprès de l’ONU travaillera en appui au président élu de la session, le diplomate bangladais Khalilur Rahman. Concrètement, les vice-présidents assurent la conduite des séances plénières, la coordination des débats et la préparation de l’ordre du jour. Le Gabon siégera également au Comité général, organe chargé de la répartition des points inscrits à l’agenda et de l’organisation des travaux de l’Assemblée.

Une tribune diplomatique à saisir

Au-delà des responsabilités procédurales, cette position confère à Libreville une visibilité diplomatique non négligeable. Elle offre au pays une tribune pour défendre ses priorités sur des dossiers stratégiques : développement durable, financement climatique et réforme du système multilatéral autant de chantiers où les pays d’Afrique centrale cherchent à peser davantage.

Cette élection intervient dans un contexte de repositionnement de la diplomatie gabonaise sur la scène internationale, que les autorités de transition présentent comme l’un des axes forts de leur agenda extérieur.

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