Route Moanda-Bakoumba : pourquoi les travaux sont-ils encore à l’arrêt ?

Jovalie ONDO

Présentée comme un axe stratégique pour le développement du Haut-Ogooué et les échanges avec la République du Congo, la route Moanda-Bakoumba connaît un nouveau coup d’arrêt. Selon l’entreprise Sinohydro, chargée des travaux, le chantier est paralysé faute de paiement. Une situation qui relance les interrogations sur la continuité des grands projets d’infrastructures au Gabon.

Des promesses sur le papier. De la poussière sur le terrain. Pendant que les annonces se succèdent, les habitants de Moanda et de Bakoumba continuent de rouler sur une route inachevée

Entre nids-de-poule, difficultés de circulation et incertitudes. Présenté comme un chantier stratégique pour le développement du Haut-Ogooué, le projet est une nouvelle fois à l’arrêt. Pour les populations, une question revient avec insistance : combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que les promesses deviennent une route ?

Un chantier à nouveau interrompu

Route Moanda-Bakoumba

L’aménagement de la route Moanda-Bakoumba, longue d’environ 45 kilomètres, est de nouveau à l’arrêt. Selon les responsables de l’entreprise chinoise Sinohydro, cette interruption est liée à des retards de paiement. Résultat : les engins sont immobilisés sur le chantier et les équipes ne peuvent plus poursuivre les travaux. Cette nouvelle suspension intervient alors que cette infrastructure est considérée comme essentielle pour améliorer les déplacements dans cette partie du Haut-Ogooué et soutenir le développement économique de la zone.

Une route aux enjeux économiques majeurs

Au-delà du simple confort des automobilistes, cet axe routier représente un levier important pour l’économie locale. Moanda est l’un des principaux centres miniers du Gabon, tandis que Bakoumba constitue un point stratégique vers la frontière congolaise. Une route en bon état facilite le transport des personnes, des marchandises et des équipements, tout en réduisant les coûts logistiques pour les entreprises. Pour les populations, cela signifie également un accès plus rapide aux établissements de santé, aux écoles, aux services administratifs et aux activités économiques.

Un projet déjà confronté à plusieurs difficultés

Le chantier Moanda-Bakoumba ne connaît pas sa première interruption. Depuis plusieurs années, ce projet a déjà subi des reports et des ajustements de calendrier avant d’être relancé. Les autorités avaient pourtant affiché leur volonté d’accélérer les travaux afin de livrer progressivement certains tronçons. Cette nouvelle suspension rappelle les difficultés que peuvent rencontrer les grands projets d’infrastructures lorsqu’ils dépendent d’un financement régulier et d’une bonne coordination entre les différents acteurs.

Les populations attendent des réponses

Pour les habitants de Moanda, Bakoumba et des localités voisines, chaque arrêt de chantier repousse les bénéfices attendus. Les usagers espèrent une route plus sûre, plus praticable en saison des pluies et capable de soutenir le développement des activités économiques de la région. Au-delà des annonces, ils attendent désormais un calendrier clair sur la reprise effective des travaux. Les infrastructures routières jouent un rôle essentiel dans le développement d’un pays. Elles facilitent les échanges, réduisent les inégalités territoriales et stimulent l’économie locale. L’arrêt du chantier de la route Moanda-Bakoumba rappelle toutefois qu’un projet ne se mesure pas uniquement à son lancement, mais à sa capacité à être mené jusqu’à son terme.

Pour les populations, la véritable question n’est plus de savoir quand les travaux ont commencé, mais quand elles pourront enfin emprunter une route entièrement achevée.

Line MINDZE

SUIVEZ-NOUS SUR FACEBOOK

RETROUVEZ TOUS NOS ARTICLES ICI

Ne manquez plus
l'essentiel de l'actualité

Recevez chaque jour les dernières informations, analyses et tendances directement dans votre boîte mail.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Share This Article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *