Un policier en service au gouvernorat au cœur d’un gang, c’est un fait divers survenu dans la nuit du 7 au 8 août 2026 à Minvoul, chef-lieu du département du Haut-Ntem, dans la province du Woleu-Ntem. La gendarmerie de Minvoul a mis un terme, dans la nuit du 7 au 8 août 2026, aux agissements d’un duo ayant sévi pendant plusieurs heures dans différents quartiers et établissements de la ville.
Une nuit de terreur dans plusieurs quartiers de la ville
Les faits se sont déroulés sur plusieurs heures, touchant différents points de la ville. Certaines versions initiales, relayées sur les réseaux sociaux, évoquaient un commando de six individus armés de pistolets ayant braqué des passagers à bord de véhicules et s’en étant pris à des habitations. Contactée par Gabonreview, des notables et autorités de la localité ont livré une version des faits sensiblement différente de celle initialement diffusée sur certains supports. La réalité, telle qu’établie par la gendarmerie, s’avère tout aussi inquiétante, même si elle diffère des premières informations circulées.
Un policier du gouvernorat identifié comme principal suspect

Selon un message officiel émis par la compagnie de gendarmerie de Minvoul, daté du 8 août 2026 et adressé notamment au commandement de la légion de gendarmerie de la région Nord, au groupement de gendarmerie du Woleu-Ntem ainsi qu’à l’état-major de la gendarmerie à Libreville, le principal suspect a été identifié comme étant Allo Mvou Firmin Stéphanaël, policier en service au gouvernorat. Accompagné d’un complice, cet agent des forces de l’ordre a donc retourné contre la population la confiance et l’autorité que lui conférait sa fonction.
Des infractions graves, mais une version officielle plus nuancée
Selon les précisions obtenues auprès de la gendarmerie, les infractions retenues contre les deux individus sont l’association de malfaiteurs, les coups et blessures volontaires ainsi que le vol aggravé, commis en bande organisée. Il leur est également reproché des faits d’usurpation de titre. Les deux hommes ont été interpellés quelques heures plus tard par la brigade locale, à la suite d’un contrôle inopiné ayant permis de faire le lien entre eux et les faits signalés.
Un cas qui interroge sur le contrôle interne des forces de l’ordre
Au-delà du fait divers lui-même, cette affaire pose une question institutionnelle sensible : comment un agent de police en service actif peut-il basculer dans la délinquance de droit commun, au sein même de la ville où il est affecté ? Ce cas de figure, particulièrement préoccupant pour les populations de Minvoul qui ont vécu cette nuit dans la peur, illustre la nécessité d’un contrôle interne renforcé au sein des forces de l’ordre, et d’une chaîne hiérarchique capable de détecter et de sanctionner rapidement les comportements déviants parmi ses agents. Une affaire à suivre de près, dans l’attente des suites judiciaires qui seront données à ce dossier.
Marie Celine AKANDA
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