Alors qu’un cessez-le-feu est annoncé pour ce mercredi 18 février dans l’Est de la République démocratique du Congo, de violents affrontements se poursuivent dans les hauts plateaux de Minembwe, dans la province du Sud-Kivu, mettant en doute l’effectivité de cette mesure censée ramener la paix.

Un cessez-le-feu qui peine à s’imposer
À quelques heures de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, la situation sécuritaire demeure préoccupante dans l’Est congolais. Dans les hauts plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi, des combats intenses, ponctués de bombardements, opposent plusieurs forces armées.
Des affrontements entre groupes armés et forces régulières
Les combats opposent les combattants Twirwaneho, alliés à l’AFC/M23, aux Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par l’armée burundaise ainsi que par des miliciens Wazalendo.
Cette configuration complexe rend difficile toute stabilisation rapide de la zone.
Des civils pris au piège
Les populations locales vivent dans une peur permanente. Plusieurs familles auraient déjà quitté leurs villages pour se réfugier dans des zones supposées plus sûres. Les acteurs humanitaires craignent une détérioration rapide de la situation si les affrontements se poursuivent.
Une paix encore fragile
Si l’annonce du cessez-le-feu nourrit l’espoir d’un apaisement, sa mise en œuvre sur le terrain reste incertaine. De nombreux observateurs estiment qu’un mécanisme de suivi crédible et l’engagement réel de toutes les parties seront déterminants pour instaurer une paix durable.
Rebecca FUNDI
