L’Ouganda est entré dans une phase déterminante de sa lutte contre Ebola. Après la guérison et la sortie du dernier patient confirmé, les autorités sanitaires ont officiellement lancé le compte à rebours de 42 jours sans nouveau cas, délai fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avant de pouvoir déclarer la fin de l’épidémie. Si cette étape marque un progrès encourageant, le pays reste exposé au risque de nouveaux cas importés en raison de la persistance de l’épidémie en République démocratique du Congo.

Pourquoi 42 jours sont-ils déterminants ?
Selon le protocole de l’OMS, une épidémie d’Ebola ne peut être déclarée terminée qu’après 42 jours consécutifs sans nouveau cas confirmé, soit l’équivalent de deux périodes maximales d’incubation du virus. Ce délai permet de s’assurer que la chaîne de transmission est effectivement interrompue. L’Ouganda a lancé ce décompte après la sortie de son dernier patient, guéri de la souche Bundibugyo, une variante plus rare du virus Ebola.
Une épidémie contenue grâce à une riposte rapide
Depuis la déclaration officielle de l’épidémie en mai 2026, l’Ouganda a enregistré 20 cas confirmés, dont deux décès. Les autorités sanitaires, avec l’appui de l’OMS, ont rapidement mis en place des mesures de surveillance, d’isolement des malades, de recherche des contacts et de prise en charge des patients, contribuant à limiter la propagation du virus.
Le risque régional demeure
Malgré cette évolution favorable, les autorités sanitaires restent prudentes. La République démocratique du Congo continue de faire face à une importante flambée d’Ebola, avec plusieurs milliers de cas confirmés. Cette proximité géographique maintient un risque permanent d’importation de nouveaux cas en Ouganda, ce qui obligerait à relancer le décompte des 42 jours. Les contrôles aux frontières, la surveillance épidémiologique et la coopération entre les deux pays demeurent donc essentiels.
Une leçon pour la préparation sanitaire en Afrique
L’expérience ougandaise montre l’importance d’une détection précoce, d’une réponse coordonnée et de systèmes de santé capables d’agir rapidement face aux maladies émergentes. Alors que plusieurs pays africains renforcent leurs dispositifs de surveillance sanitaire, cette étape constitue un signal encourageant, sans pour autant justifier un relâchement des mesures de prévention.
Le lancement du compte à rebours de 42 jours représente une avancée majeure pour l’Ouganda dans sa lutte contre Ebola. Toutefois, la fin officielle de l’épidémie dépendra de l’absence totale de nouveaux cas jusqu’à l’expiration de cette période. Dans un contexte régional toujours marqué par la circulation du virus en RDC, la vigilance sanitaire reste plus que jamais indispensable.
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Rebecca FUNDI


