Depuis plusieurs jours, les Gabonais font face à une nouvelle crise : l’impossibilité d’acheter des unités EDAN. Résultat, des quartiers entiers, ou habitations sont plongés dans le noir. Officiellement, la SEEG évoque un problème technique. Mais pour les usagers, c’est la panne de trop.

Une panne de trop pour les populations
Dans plusieurs quartiers, les témoignages se multiplient : compteurs en black-out, impossibilité d’acheter du crédit, nuits sans électricité. Cette situation ne relève plus de l’exception. Elle s’inscrit dans une série de dysfonctionnements qui affectent le quotidien des Gabonais. Pour beaucoup, la question n’est plus “que se passe-t-il ?” mais plutôt “jusqu’à quand ?”.
EDAN : quand le système lui-même lâche
Le système EDAN, censé faciliter l’accès à l’électricité via des unités prépayées, est aujourd’hui au cœur de la crise. Son dysfonctionnement révèle une fragilité inquiétante : même les solutions censées moderniser le service deviennent elles-mêmes sources de blocage. Sans unités, pas d’électricité. Et sans électricité, c’est toute la vie quotidienne qui s’arrête.
Séparation eau-électricité : solution ou réaction ?
Dans ce contexte, l’annonce du président de la République sur une possible séparation des activités eau et électricité à la SEEG prend une résonance particulière. Officiellement, cette réforme vise à améliorer la gestion et l’efficacité des services. Mais sur le terrain, une autre lecture émerge : ces dysfonctionnements à répétition sont-ils le signe d’un système en crise ou une forme de résistance face à une réforme annoncée ?
Un climat de méfiance grandissant
L’enchaînement des pannes délestages, coupures, maintenant blocage des unités alimente une méfiance croissante. Pour les populations, il devient difficile de croire à de simples “problèmes techniques” lorsque les incidents se multiplient sans solution durable. Cette situation renforce un sentiment d’abandon et d’injustice.
Une réforme attendue, mais sous pression
La séparation des activités eau et électricité pourrait, en théorie, permettre une meilleure gestion des deux secteurs. Mais pour être crédible, cette réforme devra répondre à une exigence immédiate : rétablir un service fiable et continu. Car sans amélioration concrète, elle risque d’être perçue comme une réponse politique à une crise mal maîtrisée.
La panne du système EDAN dépasse le simple cadre technique. Elle révèle un malaise profond dans la gestion des services publics essentiels. Entre crise structurelle et tensions autour des réformes, une question reste posée : le problème est-il technique ou systémique ? Pour les Gabonais plongés dans le noir, la réponse ne se mesure pas en discours, mais en lumière retrouvée.
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Rebecca FUNDI


