Climat des affaires : le HCI mise sur le dialogue public-privé pour accélérer l’investissement au Gabon

ONASIA MABITI

En relançant les travaux du Haut Conseil de l’investissement (HCI), le gouvernement gabonais et le secteur privé affichent leur volonté commune d’améliorer l’environnement économique national. L’objectif est de lever les principaux obstacles à l’investissement, renforcer la confiance des opérateurs économiques et créer les conditions d’une croissance durable portée par le secteur privé.

 HCI

 

Le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba a servi de cadre, jeudi, au lancement officiel des travaux du Haut Conseil de l’investissement (HCI). Cette instance de concertation, coprésidée par le gouvernement et la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), se veut un outil stratégique au service de la transformation économique du pays. Dans un contexte marqué par la volonté des autorités de diversifier l’économie et d’accélérer le développement du secteur privé, le HCI apparaît comme un cadre privilégié de dialogue entre les pouvoirs publics et les investisseurs afin d’identifier les blocages qui freinent la compétitivité nationale.

Un levier pour renforcer l’attractivité économique du Gabon

L’amélioration du climat des affaires figure aujourd’hui parmi les principaux défis des économies émergentes. Pour le Gabon, l’enjeu est double : attirer davantage d’investissements étrangers tout en favorisant le développement des entreprises nationales. À travers le HCI, les autorités souhaitent créer un environnement plus favorable aux affaires en simplifiant les procédures administratives, en améliorant la sécurité juridique des investissements et en facilitant l’accès au financement et aux marchés publics. Cette démarche vise également à renforcer la confiance des investisseurs, considérée comme un facteur essentiel pour soutenir la croissance économique et stimuler la création de richesses.

Un partenariat public-privé au cœur des réformes

Lors de l’ouverture des travaux, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a insisté sur la nécessité de bâtir une relation de confiance durable entre l’État et le secteur privé. Pour les autorités, la réussite des réformes économiques dépend en grande partie de la qualité du dialogue entre les administrations publiques et les opérateurs économiques. L’objectif est désormais de passer d’une logique de concertation à une logique de résultats, avec des mesures concrètes capables d’améliorer durablement l’environnement des affaires. Cette approche traduit la volonté du gouvernement de faire du secteur privé un acteur central de la croissance et de la création d’emplois.

Des contraintes persistantes à lever pour libérer le potentiel économique

Malgré les avancées enregistrées ces dernières années, plusieurs difficultés continuent de peser sur l’activité économique nationale. Le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, a notamment évoqué la pression fiscale et parafiscale, les lenteurs administratives, les difficultés d’accès aux marchés publics, les retards de paiement ainsi que les insuffisances en matière d’infrastructures de transport, d’énergie et de connectivité numérique. Autant de facteurs qui limitent la compétitivité des entreprises et réduisent l’attractivité du pays auprès des investisseurs. Pour les acteurs économiques, l’amélioration de ces indicateurs constitue une étape indispensable pour favoriser l’investissement productif et soutenir le développement du tissu entrepreneurial gabonais.

Des perspectives encourageantes pour la croissance

Les autorités se montrent néanmoins optimistes quant aux perspectives économiques du pays. Les prévisions gouvernementales tablent sur une croissance de 4 % en 2026, avec une progression pouvant atteindre 5 % au cours des trois prochaines années. Afin de transformer ces ambitions en résultats concrets, huit groupes de travail paritaires ont été constitués autour des principales problématiques liées à l’investissement et à l’environnement des affaires.

Les conclusions attendues dans les prochains jours devraient permettre d’identifier des mesures prioritaires susceptibles d’accélérer les réformes économiques et de renforcer l’attractivité du Gabon auprès des investisseurs nationaux et internationaux. Au-delà du lancement de ses travaux, le Haut Conseil de l’investissement apparaît ainsi comme un instrument stratégique pour accompagner la modernisation de l’économie gabonaise et soutenir les ambitions de croissance portées par les autorités.

 

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