La question de l’intégration des agents de la Main-d’Œuvre Non Permanente (MONP) continue de mobiliser les autorités gabonaises. Reçus le 1er juin 2026 par la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, les représentants syndicaux ont obtenu de nouvelles clarifications sur un dossier sensible qui concerne plusieurs milliers d’agents à travers le pays.

Un dialogue direct avec les représentants syndicaux
Le 1er juin 2026, la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, a reçu les responsables du Rassemblement Professionnel des Agents de la Main-d’Œuvre Non Permanente (MONP) ainsi que ceux de la Fédération Syndicale des Agents de la Main-d’Œuvre Non Permanente. Cette rencontre s’est déroulée sous le signe du dialogue, de l’écoute et de la transparence.
L’intégration des agents diplômés au cœur des discussions
Les échanges ont principalement porté sur le processus d’intégration des agents diplômés de la MONP au sein de la Fonction publique. Les représentants syndicaux ont souhaité obtenir davantage d’informations sur l’évolution des dossiers déposés dans les différentes administrations ainsi que sur les modalités concrètes de mise en œuvre des mesures annoncées par le gouvernement. Ils ont également demandé à être davantage associés aux travaux des commissions chargées de l’examen des dossiers.
Des critères clairement définis
Face aux interrogations persistantes, Laurence Ndong a rappelé que la mesure annoncée par le gouvernement ne concerne pas l’ensemble des agents de la MONP. Selon les précisions apportées par la ministre, seuls les agents titulaires de diplômes et exerçant effectivement des fonctions relevant de la Fonction publique sont concernés par cette opération de régularisation. Cette orientation avait été validée lors du Conseil des ministres du 29 janvier 2026, à la suite des opérations de recensement et de vérification engagées par l’administration.
Un dossier à forte dimension sociale
La situation des agents de la MONP constitue depuis plusieurs années l’un des principaux sujets sociaux au sein de l’administration gabonaise. Nombre d’entre eux exercent depuis longtemps dans les services publics tout en conservant un statut précaire. Les syndicats plaident régulièrement pour une sécurisation des carrières, une meilleure reconnaissance professionnelle et une amélioration des conditions de travail. Consciente de cette réalité, la ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de traiter ce dossier avec méthode et responsabilité afin d’éviter toute confusion ou attente irréaliste.
Entre espoir et vigilance
Pour les agents concernés, cette rencontre représente une nouvelle étape dans un processus attendu depuis plusieurs années. Si les clarifications apportées permettent de mieux comprendre les critères retenus, les organisations syndicales restent attentives à la concrétisation effective des engagements annoncés. Au-delà des annonces, c’est désormais la mise en œuvre du processus qui sera observée avec attention par les agents concernés.
À travers cette rencontre avec les représentants de la MONP, le gouvernement poursuit sa stratégie de dialogue social autour d’un dossier particulièrement sensible. L’intégration progressive des agents diplômés apparaît comme l’une des réponses envisagées pour réduire la précarité administrative, tout en tenant compte des contraintes juridiques et budgétaires de l’État.
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Rebecca FUNDI


