Le projet d’exploitation du minerai de fer de Baniaka franchit une nouvelle étape dans la préparation de sa chaîne logistique. Le 28 octobre 2026, la société Ressources Minières d’Afrique Centrale (REMINAC) et la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) ont signé un protocole d’accord ouvrant des négociations sur l’acheminement du minerai par voie ferrée jusqu’au port d’Owendo.

Des capacités ferroviaires à évaluer
Les discussions porteront notamment sur les volumes de minerai à transporter, la planification des convois et la capacité du réseau ferroviaire à accueillir ce trafic supplémentaire. Les deux entreprises devront également examiner les éventuels aménagements nécessaires sur la ligne du Transgabonais, tout en veillant à préserver le transport déjà assuré pour les autres clients. Cette étape est importante dans la mesure où le réseau ferroviaire constitue un maillon essentiel de l’acheminement des ressources minières vers les installations portuaires.
Les négociations devront aussi permettre de déterminer les tarifs et les conditions commerciales du futur transport. Pour REMINAC, l’objectif est de disposer d’une solution logistique fiable et compétitive. Pour la SETRAG, il s’agit d’évaluer les moyens nécessaires pour intégrer ces nouveaux volumes sans désorganiser le trafic existant. Le protocole signé constitue donc un cadre de discussion. Il ne signifie pas encore que les modalités définitives du transport sont arrêtées.
Cette démarche vient compléter le partenariat entre REMINAC et Owendo Mineral Port (OMP), renforcé en août 2026 par un avenant à leur contrat de prestations logistiques. Celui-ci concerne la préparation de l’évacuation du minerai depuis le site de Baniaka jusqu’au terminal minéralier d’Owendo. À travers ces accords, REMINAC poursuit la mise en place des différents maillons nécessaires à la future exploitation du gisement situé dans le Haut-Ogooué. La concrétisation du projet dépendra désormais, entre autres, de la finalisation des accords de transport et de la mise en place des infrastructures adaptées.
Kendra Charlène NDAVOURA
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