Le Gabon lance une nouvelle stratégie pour l’eau et l’électricité. Infrastructures, barrages, investissements et modernisation : les grandes réformes de 2026.

Le gouvernement gabonais veut tourner la page des solutions d’urgence en matière d’eau potable et d’électricité. À travers les orientations réaffirmées en Conseil des ministres, l’Exécutif engage une transformation en profondeur de sa politique énergétique et hydraulique. L’ambition est désormais de s’attaquer aux causes structurelles des difficultés rencontrées par les populations, en privilégiant les investissements, la modernisation des infrastructures et le renforcement de la souveraineté énergétique du pays.
Cette nouvelle vision repose sur un principe simple : répondre durablement à la demande croissante en eau et en électricité en augmentant les capacités de production, en modernisant les réseaux de distribution et en améliorant les performances des opérateurs publics.
Parmi les projets structurants figure le Projet d’Accès aux Services de Base et d’Amélioration des Performances (PASBAP), financé par la Banque mondiale. Ce vaste programme prévoit l’amélioration de l’accès à l’eau potable, de l’assainissement et de l’électricité dans 42 localités du Gabon. Il vise également à renforcer les capacités techniques et financières des opérateurs afin d’offrir un service public plus performant et plus fiable.
Le gouvernement entend également accroître significativement la production nationale d’électricité. Plusieurs projets hydroélectriques, notamment les barrages d’Irouba et d’Egoumbi, doivent permettre d’injecter de nouvelles capacités sur le réseau électrique national. Cette stratégie vise à réduire les déficits énergétiques qui freinent aussi bien le développement économique que les activités quotidiennes des ménages et des entreprises.
La coopération régionale constitue également un pilier de cette nouvelle politique. Le Gabon poursuit le développement de son interconnexion électrique avec la Guinée équatoriale afin de renforcer la sécurité énergétique des zones frontalières et de consolider les échanges d’électricité entre les deux pays.
Au-delà des infrastructures, les autorités souhaitent améliorer la gouvernance du secteur. La réforme prévoit une gestion plus efficace des réseaux, une réduction des pertes techniques, une meilleure qualité de service et une optimisation des investissements publics. L’objectif est de bâtir un système capable de répondre durablement aux besoins des populations tout en accompagnant l’industrialisation et la diversification de l’économie nationale.
En privilégiant une approche de long terme plutôt qu’une succession de mesures ponctuelles, le gouvernement affiche sa volonté de construire une véritable souveraineté hydrique et énergétique. Cette stratégie marque une évolution importante de la politique publique, où les infrastructures, les investissements et la modernisation deviennent les principaux leviers d’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité.
Les prochains mois seront déterminants pour mesurer la concrétisation de cette ambition. Les populations attendent désormais que ces projets se traduisent par une amélioration tangible de la qualité des services, une réduction des coupures d’électricité et un accès plus régulier à l’eau potable sur l’ensemble du territoire.
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REVE NGOUL-ALY


