La Banque mondiale place l’éducation et le développement des compétences au cœur des solutions pour améliorer l’emploi au Gabon. Présentée le 27 octobre 2026 à Libreville, sa Note de conjoncture économique du Gabon 2026 souligne la nécessité de rapprocher les formations des besoins des entreprises afin de favoriser la création d’emplois et de soutenir la diversification de l’économie.

Un chômage des jeunes toujours préoccupant
Selon l’Enquête nationale sur l’emploi et le chômage (ENEC 2024) de l’Institut national de la statistique (INSTAT), le taux de chômage au Gabon s’établit à 17,4 % au niveau national, contre 30,5 % chez les jeunes âgés de 15 à 35 ans. L’enquête révèle également que 86,5 % des emplois relèvent du secteur informel. Ces données illustrent les difficultés d’insertion professionnelle auxquelles une partie de la population est confrontée. Pour la Banque mondiale, cette situation s’explique notamment par le décalage entre les compétences acquises au cours de la formation et celles recherchées par les employeurs. L’institution recommande donc de renforcer les apprentissages fondamentaux et de mieux adapter l’enseignement technique et professionnel aux réalités du marché du travail.
Pour améliorer l’employabilité des jeunes, la Banque mondiale préconise une participation accrue du secteur privé à la formation. Les entreprises sont notamment appelées à contribuer à l’élaboration des programmes, à proposer des stages et des apprentissages et à participer à la gestion des établissements de formation professionnelle. Le Projet de développement des compétences et de l’employabilité (PRODECE), soutenu par la Banque mondiale, constitue un exemple d’initiative menée dans ce domaine. Toutefois, ce projet est achevé : il ne doit donc pas être présenté comme un programme actuellement en cours. Son expérience illustre les efforts déjà engagés pour développer les compétences professionnelles et faciliter l’insertion des jeunes.
Au-delà de la lutte contre le chômage, la Banque mondiale estime que le développement des compétences peut contribuer à rendre l’économie gabonaise plus diversifiée et créatrice d’emplois. Le rapport identifie plusieurs secteurs présentant des possibilités de développement, notamment le bois, le tourisme, la transformation minière, la construction et le numérique. L’institution recommande également de renforcer les systèmes d’information sur l’éducation et le marché du travail afin de mieux orienter les décisions publiques. Pour le Gabon, l’enjeu consiste ainsi à mieux articuler les formations, les besoins des entreprises et les perspectives économiques, afin d’améliorer les possibilités d’insertion professionnelle des jeunes.
Kendra Charlène NDAVOURA
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