Fini le smartphone obligatoire : avec MIA (Moov Interactive Assistant), présenté le 21 août 2026 à Libreville, Moov Africa Gabon Telecom permet à n’importe quel détenteur de téléphone classique d’interroger une intelligence artificielle par simple appel vocal, une première qui pourrait redessiner l’accès au numérique dans le pays.
Composer le 333, et parler à l’IA
Le principe est d’une simplicité redoutable : l’utilisateur compose le 333, formule sa question à voix haute, et reçoit une réponse vocale générée par l’assistant. Pas besoin de smartphone, pas besoin de connexion internet juste seul un téléphone classique et un réseau mobile suffisent. « Nous avons désormais une solution qui vous permet d’accéder à la technologie sans avoir forcément besoin de passer par Internet », résume Clotaire Allogo Ondo, responsable de division marketing chez Moov Africa Gabon Telecom.

Un service pensé pour la vie quotidienne
MIA couvre plusieurs domaines concrets : les études, la santé, les voyages ou encore la culture générale. Trois formules sont proposées, à des tarifs volontairement accessibles : 15 minutes à 50 FCFA pour 24 heures, 60 minutes à 250 FCFA pour 7 jours, et 150 minutes à 500 FCFA pour 30 jours.
Réduire une fracture numérique bien réelle
Derrière cette innovation se cache un constat simple : tous les Gabonais ne disposent pas d’un smartphone ou d’un accès internet fiable, en particulier dans les zones rurales ou pour les populations aux revenus modestes. En s’appuyant sur la voix et le réseau mobile classique qui est déjà largement répandu, plutôt que sur la donnée internet, Moov Africa fait le pari d’atteindre un public resté jusqu’ici à la marge de la révolution de l’intelligence artificielle.
Un signal encourageant pour l’inclusion numérique
Si l’outil tient ses promesses, il pourrait devenir un vrai levier d’inclusion : un agriculteur en zone rurale, un élève sans connexion stable, ou une personne âgée peu familière du digital pourraient tous accéder, par un simple appel, à une source d’information jusque-là réservée aux détenteurs de smartphones connectés. Reste à voir si l’usage suivra l’ambition affichée.
Marie Celine AKANDA
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