Au Cameroun, un homme soupçonné d’avoir exercé illégalement la médecine a été arrêté après la découverte du corps de Charlotte Meyo, disparue depuis plusieurs semaines. L’affaire relance le débat sur les pratiques médicales clandestines.

L’enquête sur la disparition de Charlotte Meyo a connu un dénouement tragique au Cameroun. Vingt jours après le signalement de sa disparition, le corps de cette cadre du ministère de l’Environnement a été retrouvé dans une rivière à Soa, près de Yaoundé. Les recherches, menées par les sapeurs-pompiers et les forces de sécurité, ont permis de localiser la dépouille en état de décomposition avancée.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, âgée de 35 ans, avait quitté son domicile le 30 juin afin de recevoir des soins auprès d’un homme connu sous le surnom de « Docta ». Les investigations des autorités indiquent que ce dernier aurait pratiqué sur elle un acte médical alors qu’il ne disposait d’aucune qualification dans le domaine de la santé.
Les enquêteurs estiment que la patiente est décédée au cours de cette intervention. Plutôt que d’informer les autorités, le principal suspect aurait tenté de dissimuler les faits. Avec l’aide présumée d’un chauffeur de taxi identifié comme Dogmo Alain Bruno, il aurait transporté le corps jusqu’à une rivière où il aurait été abandonné.
Les investigations ont conduit les forces de l’ordre jusqu’à Mbouda, où le principal suspect a été interpellé après plusieurs jours de recherches. Les autorités indiquent que ni lui ni son présumé complice ne possèdent de diplôme ou d’autorisation leur permettant d’exercer une activité médicale.
Pour les proches de Charlotte Meyo, la découverte du corps met fin à plusieurs semaines d’incertitude, mais ouvre désormais une nouvelle étape marquée par l’attente des conclusions de la justice. L’affaire soulève également des interrogations sur la prolifération de pratiques médicales clandestines au Cameroun, où certaines personnes continuent de proposer des soins sans formation reconnue, exposant les patients à des risques parfois dramatiques.
L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités de chacun et de déterminer les circonstances exactes de la mort de la victime.
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REVE NGOUL-ALY


