Un drame familial d’une rare violence a frappé le village d’Ayeme-Maritime, dans le département du Komo-Mondah, près de Ntoum. Madeleine Nse Engone, une Gabonaise d’une soixantaine d’années, est décédée après avoir été découverte grièvement blessée dans la nuit du vendredi 24 juillet 2026, non loin de sa concession.
Une découverte macabre dans une mare de sang
Selon les informations recueillies sur place, la sexagénaire a été retrouvée baignant dans une mare de sang à proximité de son domicile. Son fils, Gaël Bike Ondo, un jeune homme d’une vingtaine d’années, lui aurait asséné plusieurs coups à l’aide d’une arme blanche, lui fracturant le crâne à plusieurs endroits. Conduite en urgence, de nuit, vers une structure hospitalière de Libreville, la victime a malheureusement succombé à ses blessures au cours de son évacuation.
Un suspect interpellé après plusieurs heures de fuite
Après les faits, le jeune homme aurait quitté précipitamment les lieux, plongeant les habitants d’Ayeme-Maritime dans l’inquiétude durant plusieurs heures, la présence du suspect en fuite étant perçue comme une menace pour la communauté. Il a finalement été interpellé par les forces de l’ordre, mettant fin à cette traque et permettant, au moins provisoirement, d’apaiser les craintes des riverains.
Un comportement jugé inquiétant depuis plusieurs mois
Selon des proches de la famille, le jeune homme présentait depuis plusieurs mois un comportement de plus en plus préoccupant, marqué par des épisodes d’agressivité. Des démarches auraient même été entreprises par sa famille pour tenter d’obtenir une prise en charge psychiatrique. Ces éléments, rapportés par l’entourage, devront être examinés avec précision dans le cadre de l’enquête judiciaire, qui devra notamment établir si l’état de santé mentale du suspect a joué un rôle dans le passage à l’acte.
L’enquête judiciaire devra établir les circonstances exactes
Une enquête est actuellement en cours pour déterminer avec précision les circonstances de ce matricide et établir la responsabilité pénale du suspect. Les autorités devront également éclaircir son profil psychologique afin de déterminer les suites qui seront données à cette affaire, qu’il s’agisse d’une procédure judiciaire classique ou d’une orientation vers une expertise psychiatrique.
Un drame qui relance le débat sur l’accompagnement des troubles psychiques
Au-delà de l’émotion suscitée dans le village, cette affaire relance un débat plus large sur l’accompagnement des personnes souffrant de troubles psychiques au Gabon, ainsi que sur le soutien apporté aux familles confrontées à ce type de situation, souvent démunies face à l’aggravation du comportement d’un proche. Le fait que la famille du suspect ait, semble-t-il, déjà entrepris des démarches pour une prise en charge psychiatrique interroge sur l’accessibilité et la réactivité des structures de santé mentale disponibles dans le pays, en particulier dans les zones rurales.
Une communauté sous le choc, dans l’attente de la justice
À Ayeme-Maritime, les proches de la victime sont plongés dans le recueillement, en attendant les conclusions de la justice. La violence de ce drame continue de marquer profondément les habitants du village, confrontés à la difficulté de comprendre comment une telle tragédie a pu se produire au sein d’une même famille.
Par KOYA
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