Nyanga : l’usine de transformation de marbre de Doussiégoussou se concrétise et vise 500 emplois

Kendra Charlène NDAVOURA

Le projet de l’usine de transformation de marbre de Doussiégoussou, dans la province de la Nyanga, au Sud-Ouest du Gabon, franchit une nouvelle étape. Situé à une vingtaine de kilomètres de Tchibanga, le futur complexe industriel entre désormais dans une phase de concrétisation matérielle avec la construction des premières infrastructures et l’installation progressive des équipements.

Nyanga

Porté par la volonté des autorités gabonaises de renforcer la transformation locale des matières premières, le projet vise à donner davantage de valeur ajoutée au marbre extrait sur place. À terme, l’usine ambitionne également de générer plus de 500 emplois directs, tout en créant des opportunités pour les entreprises de sous-traitance locales.

Un chantier qui avance à Doussiégoussou

Sur le site, plusieurs infrastructures sont actuellement en construction. Les bâtiments administratifs, la base vie destinée aux travailleurs, l’infirmerie ainsi que les espaces de stockage commencent à prendre forme.

Parallèlement, les premières machines destinées à la découpe au diamant et au polissage du marbre sont progressivement installées. Plusieurs dizaines de travailleurs gabonais participent déjà aux différentes opérations sur le chantier.

Le calendrier prévoit une phase de tests techniques en décembre 2026, avant un lancement de la production industrielle envisagé au cours de l’année 2027. Cette mise en service doit permettre au Gabon de renforcer ses capacités de transformation locale dans le secteur minier.

Plus de 500 emplois et des retombées pour l’économie locale

L’un des principaux avantages attendus de cette usine de marbre de Doussiégoussou concerne l’emploi. Le projet prévoit la création de 500 postes directs à terme, notamment dans les domaines de la production, de la maintenance, de la logistique, de l’administration et de la conduite des équipements.

À ces emplois directs pourraient s’ajouter des activités indirectes liées à la sous-traitance locale, au transport, à la maintenance, aux services et à l’approvisionnement du complexe industriel.

Pour la province de la Nyanga, cette implantation industrielle représente donc une opportunité de diversification de l’activité économique. Elle pourrait également favoriser le développement de compétences techniques locales et offrir de nouvelles perspectives professionnelles aux populations de la région.

Autre avantage : la transformation sur place permettrait de conserver davantage de valeur ajoutée au Gabon, plutôt que d’exporter uniquement la matière première. Le projet participe ainsi à la volonté de réduire progressivement la dépendance aux produits finis importés.

Un projet industriel axé sur la durabilité

Le potentiel du gisement constitue également un atout pour la pérennité du projet. Les réserves de marbre de haute qualité sont estimées à une durée d’exploitation de plus de 100 ans, selon les données communiquées sur le projet.

L’usine prévoit par ailleurs un procédé présenté comme plus respectueux de l’environnement, avec notamment la mise en place d’un circuit d’eau en boucle fermée. Cette technologie doit permettre de limiter la consommation d’eau dans le processus industriel.

Les résidus issus de la transformation pourraient également être valorisés dans la fabrication du ciment. Cette démarche s’inscrit dans une logique de réduction des déchets et de valorisation des sous-produits.

À plus long terme, le développement du port de Mayumba pourrait également offrir une nouvelle possibilité pour l’acheminement des produits transformés vers les marchés extérieurs.

Avec la construction de cette usine, Doussiégoussou s’inscrit ainsi dans la stratégie gabonaise de transformation locale des ressources naturelles. Entre création d’emplois, développement de la sous-traitance, valorisation du marbre, réduction potentielle des importations de produits finis et perspectives d’exportation, le projet pourrait contribuer à renforcer le tissu industriel de la Nyanga tout en donnant davantage de valeur aux ressources extraites localement.

Kendra Charlène NDAVOURA

Suivez-nous sur facebook

Retrouvez tous nos articles ici

Ne manquez plus
l'essentiel de l'actualité

Recevez chaque jour les dernières informations, analyses et tendances directement dans votre boîte mail.

Share This Article