À Mouila, un infirmier et un mécanicien ont été écroués pour le cambriolage d’un bar. Interpellés en état d’ivresse avec des biens volés, ils sont poursuivis pour vol aggravé et ivresse publique.

Deux hommes ont été placés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié, après le cambriolage d’un débit de boissons commis dans la nuit du 16 au 17 juin 2026. Les mis en cause, un infirmier et un mécanicien, sont poursuivis pour vol aggravé et ivresse publique sur le fondement des articles 296 et 209 du Code pénal gabonais.
Des suspects retrouvés en état d’ivresse
Les prévenus ont été identifiés comme Florentin Bekalé, infirmier âgé de 51 ans, et Alban Régis Maporo Polly, mécanicien de 39 ans. Selon des sources judiciaires, le gérant de l’établissement ciblé a découvert l’effraction le matin du 17 juin avant d’alerter l’antenne provinciale de la police judiciaire de Mouila.
L’enquête diligentée a rapidement abouti à l’interpellation des deux hommes, retrouvés dans une chambre en état d’ébriété avancée. Une perquisition menée sur place a permis la saisie de plusieurs biens présumés volés : des casiers de bière, des bouteilles d’alcool ainsi que des cartons de vin.
Un rôle distinct pour chacun des suspects
D’après les éléments recueillis au cours de l’instruction, le mécanicien aurait procédé à l’effraction de l’entrée du bar à l’aide d’une tenaille, tandis que l’infirmier aurait assuré le guet à l’extérieur de l’établissement. L’un des deux suspects a reconnu les faits lors de son audition. L’autre a initialement invoqué des troubles de mémoire avant de revenir sur cette version au cours de la procédure.
Un casier judiciaire déjà chargé
Présentés devant le parquet, les deux hommes ont été incarcérés dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire. L’affaire révèle par ailleurs un lourd passé judiciaire pour l’un des mis en cause. selon une source judiciaire, Florentin Bekalé avait déjà été condamné en 2003 à Oyem à onze ans de réclusion criminelle pour des faits de viol et d’inceste, une peine qu’il n’aurait que partiellement purgée.
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M.KOYA


