La Compagnie Nationale de Transport née de la Fusion SOGATRA-Trans’Urb.

ONASIA MABITI

Le transport urbain au Gabon vit une révolution silencieuse. Sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, l’État a engagé la fusion-absorption de la SOGATRA et de Trans’Urb pour créer une compagnie nationale unique, plus robuste et mieux structurée. Avec plus de 140 nouveaux bus, des lignes réorganisées pour et une grille tarifaire sociale avec des tickets par exemple unitaire à 200 FCFA, pass journalier à 1 000 FCFA, abonnement éleves à 5 000 FCFA. Pour ne citer que ceux là .Le gouvernement entend révolutionner la mobilité des Gabonais dtout en luttant contre la vie chère.

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Pourquoi fusionner SOGATRA et Trans’Urb ?

Pendant des années, le transport public gabonais a souffert de sa dispersion. Deux entités coexistaient SOGATRA et Trans’Urb sans véritable coordination, avec des difficultés financières récurrentes et une offre de service insuffisante face aux besoins croissants des populations du Grand Libreville.
Face à ce constat, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a impulsé une réforme structurelle majeure : la fusion-absorption de SOGATRA par Trans’Urb, pour donner naissance à une compagnie nationale unique de transport.
Le ministre d’État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a été clair : « Fusion signifie que SOGATRA et Trans’Urb vont disparaître pour ne créer qu’une seule entité, cette nouvelle compagnie nationale de transport ». La réforme ne se limite pas à un changement de nom. Elle s’accompagne d’un investissement massif dans du matériel roulant neuf.
Dans la première phase d’acquisition, l’État a commandé une centaine d’autobus de 66 places, une vingtaine d’autocars, une dizaine de camions-citernes (essence et gasoil), et plusieurs semi-remorques dont des véhicules destinés au transport VIP.
Selon le ministre, le parc actuel (incluant les bus déjà en service à la SOGATRA et Trans’Urb) sera porté à près de 230 bus au total. Une première phase de livraison a déjà eu lieu, et une seconde phase est prévue avec soixante bus supplémentaires de 66 places.

28 lignes, 959 points d’arrêt, abris-bus modernes
La nouvelle compagnie ne se contente pas d’acheter des bus. Elle repense entièrement l’organisation du réseau pour le rendre plus efficace et plus proche des usagers.
Le nouveau plan de circulation prévoit :
– Une trentaine de lignes opérationnelles couvrant le Grand Libreville et ses périphéries
– Une vingtaine de terminus stratégiques pour une meilleure rotation des bus
– Près d’un millier de points d’arrêt, qui seront progressivement équipés d’abris-bus modernes, intelligents, avec solutions technologiques embarquées
À ces infrastructures s’ajoutent la construction d’un garage moderne comprenant fosses, boxes de maintenance et magasins techniques, afin d’assurer un entretien permanent de la flotte.

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Technologie embarquée : GPS, caméras, sondes de carburant

La modernisation passe aussi par le numérique. Les nouveaux bus seront équipés de technologies embarquées pour renforcer la sécurité et l’efficacité :
– Boîtiers GPS pour le suivi en temps réel des véhicules
– Caméras de surveillance à bord
– Sondes de carburant pour contrôler la consommation et éviter les fraudes
Un partenaire technologique a été retenu pour garantir le respect des délais et la mise en place d’un système connecté de transport.

C’est l’annonce la plus attendue. Le ministre d’État a insisté sur un principe fondamental : les tarifs devront être hautement compétitifs et accessibles au plus grand nombre.
Il a déclaré : « Nous travaillons pour la satisfaction des Gabonais qui attendent avec impatience cette nouvelle compagnie. Les prix devront défier toute concurrence, tout en garantissant la viabilité économique de l’entreprise. »
La grille tarifaire officielle est la suivante :
– Ticket unitaire : 200 FCFA pour un trajet simple, accessible à tous
– Ticket journalier : 1 000 FCFA , valable 24 heures ; il y’a aussi ceux mensuels :
– Pass élèves : 5000 FCA
– Pass étudiant : 8000 FCFA
– Pass urbain 17000FCFA
– Pass social GEF et Senior 3000FCFA
– Pass famille 35000FCFA avec prise en charge de deux ayants droits mois.
L’objectif est clair : proposer des prix plus bas que les taxis et les bus informels, pour attirer massivement les usagers vers le service public.

Quatre pôles d’activité pour assurer la rentabilité
Pour ne pas répéter les erreurs du passé (subventions à fonds perdus, difficultés financières), la nouvelle compagnie diversifie ses sources de revenus. Quatre pôles d’activité ont été définis :
– Transport de passagers le cœur de métier, avec des tarifs sociaux
– Transport de fret pour répondre aux besoins logistiques des entreprises
– Transport d’hydrocarbures l’État investit un secteur jusqu’ici dominé par des privés
– Transport VIP service haut de gamme pour les personnalités et cadres
Cette diversification, explicitement pensée pour générer des ressources propres, doit permettre de soutenir la masse salariale de 1 350 agents à la fusion, objectif de 3 000 à terme, tout en maintenant des tarifs accessibles pour les usagers classiques.

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La formation : intégrer 1 350 agents puis monter à 3 000 employés exige une formation adaptée et une stabilité sociale. Le ministre a insisté sur la nécessité de consolider l’effectif actuel avant toute expansion.
La transparence : le ministre d’État a été très ferme : « Tolérance zéro face à toute forme de mauvaise gestion. »
La concurrence informelle : particulier transformée en clandos et l’offre informelle reste puissante et souvent mieux adaptée à certaines zones. La nouvelle compagnie devra prouver sa fiabilité pour gagner la confiance des usagers.

En somme ma fusion SOGATRA-Trans’Urb est l’un des chantiers les plus ambitieux du gouvernement gabonais en matière de transport public.
Ce qui change concrètement : une compagnie unique, une flotte neuve de plus de 140 bus (près de 230 à terme), une trentaine de lignes réorganisées, près d’un millier de points d’arrêt équipés d’abris modernes, des technologies embarquées (GPS, caméras), et une grille tarifaire sociale (200 FCFA le ticket, 5 000 FCFA l’abonnement étudiant).
Les défis restent immenses : formation des agents, maintenance de la flotte, concurrence informelle, et rigueur de gestion.
La balle est désormais dans le camp de la nouvelle compagnie. Les Gabonais, eux, attendent des bus fiables, ponctuels, propres et surtout, des tarifs qui tiennent les promesses du gouvernement.
Rendez-vous dans les prochains mois pour les premiers bilans.

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MARIE-CEILNE AKANDA

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