Le Gabon mise sur ses talents

Kendra Charlène NDAVOURA

À Port-Gentil, la question des compétences nationales s’impose comme un enjeu majeur de la stratégie énergétique et industrielle du Gabon. En visitant l’Institut du Pétrole et du Gaz (IPG), le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a placé la formation scientifique et technique au cœur des priorités liées à la transformation économique du pays.

Gabon

Dans la capitale économique, au cœur du principal bassin pétrolier gabonais, le message est clair : l’exploitation des ressources naturelles doit désormais s’accompagner d’un investissement accru dans les compétences nationales. Techniciens, techniciens supérieurs, ingénieurs et cadres spécialisés sont appelés à répondre aux besoins d’une industrie pétrolière, gazière et énergétique en évolution.

La visite de l’IPG a ainsi permis d’examiner les capacités de l’établissement, mais également les perspectives de diversification de ses formations. L’enjeu dépasse la seule formation aux métiers du pétrole. Il concerne aussi le gaz, l’énergie, la maintenance, la transformation des ressources et la gestion des infrastructures industrielles.

Pour les autorités, former davantage de jeunes Gabonais sur le territoire national constitue également un moyen de limiter le recours systématique aux formations à l’étranger et les coûts qui y sont associés. Les économies réalisées pourraient, à terme, être réorientées vers le renforcement des établissements nationaux et l’amélioration de leurs équipements.

Cette orientation prend une résonance particulière à Port-Gentil, appelée à conserver un rôle central dans l’activité pétrolière et à accompagner le développement de nouvelles infrastructures industrielles et énergétiques. Les besoins en compétences devraient notamment concerner les installations de production d’énergie et les futures unités industrielles.

Reste désormais à transformer l’ambition en résultats concrets : adapter les programmes aux besoins des entreprises, renforcer les équipements pédagogiques et rapprocher davantage les établissements de formation du monde professionnel.

Car derrière la question des diplômes se joue un enjeu plus large : la capacité du Gabon à disposer de ses propres compétences pour exploiter, transformer et mieux valoriser ses ressources. Former au Gabon devient ainsi un investissement dans l’autonomie économique et dans l’avenir professionnel de sa jeunesse.

Jovalie PENDI ONDO

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